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    Bloc québécois

    Bras de fer entre Martine Ouellet et une majorité de ses députés

    5 avril 2017 | Marie Vastel - Correspondante parlementaire à Ottawa | Canada
    La chef du Bloc québécois, Martine Ouellet
    Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne La chef du Bloc québécois, Martine Ouellet

    La lutte de pouvoirs se poursuit au sein du Bloc québécois. Martine Ouellet a beau avoir tenté d’apaiser les inquiétudes d’une part de son caucus, la majorité de ses députés refusent toujours de confier à son bras droit le contrôle de leurs ressources parlementaires. Le litige doit être présenté à la nouvelle chef lors de la rencontre du caucus bloquiste ce mercredi matin.

     

    Sept des dix députés bloquistes s’opposent à ce que la mise en commun d’une part de leur budget pour rémunérer une dizaine d’adjoints parlementaires soit sous la responsabilité de Xavier Barsalou-Duval, a appris Le Devoir.

     

    La « grande majorité » des élus souverainistes souhaiteraient plutôt que la tâche incombe à Monique Pauzé, selon nos sources.

     

    Seuls M. Barsalou-Duval — nommé chef parlementaire par Martine Ouellet —, Mario Beaulieu — président du parti — et Marilène Gill — nommée whip du Bloc par la nouvelle chef — feraient bande à part.

     

    La raison principale évoquée par ces sept députés récalcitrants serait la séparation du travail de Louis-Philippe Dubois, un adjoint de M. Barsalou-Duval, entre ses tâches pour le député et celles menées pour les campagnes à la chefferie de Martine Ouellet.

     

    Répartition

     

    Cette répartition n’aurait pas été claire, selon deux bloquistes, et le caucus s’inquiète de confier ce budget mutuel à un bureau qui n’aurait pas toujours lavé plus blanc que blanc. Louis-Philippe Dubois a épaulé Mme Ouellet lorsqu’elle briguait la direction du Parti québécois, puis celle du Bloc, et agit désormais comme son chef de cabinet.

     

    M. Dubois a été invité par la Chambre à rembourser une part de ses frais de téléphone — ce qu’il a fait sans s’y opposer — à la suite de la course à la chefferie du PQ l’automne dernier. Pour la course bloquiste, ce printemps, il s’est fié aux paramètres que lui avait dressés la Chambre dans un avis, qui lui avait alors été fourni.

     

    « J’étais en congé sans solde. Je ne vois pas comment je peux respecter davantage les règlements, a-t-il fait valoir au Devoir mardi, au sujet de son travail ce printemps. Je n’utilisais pas mon téléphone de la Chambre pour la course. […] J’utilisais mon courriel personnel », a-t-il assuré.

     

    Utilisation des fonds

     

    Cette répartition des tâches de M. Dubois ne serait toutefois qu’un « prétexte », selon une seconde source du Devoir, pour résister à la nouvelle chef et son représentant à Ottawa, Xavier Barsalou-Duval.

     

    Certains députés s’inquiétaient déjà la semaine dernière que cette mise en commun d’une part de leurs ressources soit confiée à un seul député — ce que requièrent les règles de la Chambre —, car les élus voulaient avoir leur mot à dire sur l’utilisation de ces fonds pour embaucher des responsables des communications, de la recherche ou de la procédure parlementaire en soutien au caucus.

     

    Quelques députés craignaient de voir M. Barsalou-Duval, d’un commun accord avec Mme Ouellet, remercier certains employés actuels du Bloc. Ce que la chef aurait promis de ne pas faire, à la dernière rencontre du caucus il y a dix jours. Or, il semble que cette assurance ne leur suffise plus.

     

    D’autres bloquistes en ont cependant « marre des divisions », martelait l’un d’eux au Devoir, en notant que le Bloc se porte bien sous la gouverne de Martine Ouellet, qui profite d’une notoriété au Québec. « Les firmaments se replacent », a-t-il soutenu.













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