Course à la direction du nouveau Parti conservateur - Clement fait une profession de foi en faveur des provinces
8 mars 2004
Canada
Le candidat à la direction du nouveau Parti conservateur Tony Clement a décidé de miser sur son expérience politique provinciale ontarienne pour prouver qu'il était capable de comprendre les aspirations du Québec.
Au cours du deuxième et dernier débat des chefs hier à Montréal, M. Clement a encensé le programme québécois des congés parentaux, a vanté les mérites du nouveau Conseil de la fédération de Jean Charest et a promis de régler le déséquilibre fiscal. Il a même terminé son allocution par un «Vive le Québec! Vive le Canada! Vive le rêve canadien libre!».
«Le gouvernement du Québec a une grande solution [pour les congés parentaux], une meilleure solution, mais le gouvernement fédéral n'approuve pas cette solution, a lancé M. Clement devant une foule d'environ 300 militants. Un gouvernement Tony Clement tendrait la main au Québec, il lui dirait: "Vous avez eu une meilleure idée que probablement toutes les autres provinces, nous allons travailler avec vous."»
L'organisation de Tony Clement est la plus faible des trois dans la province. La femme d'affaires millionnaire Belinda Stronach serait en tête, suivie de loin par Stephen Harper. M. Clement mise donc sur son expérience de ministre poids lourd dans le gouvernement de Mike Harris (Santé, Affaires municipales, Transport, Environnement) pour prouver sa fibre provincialiste et se gagner des appuis québécois.
«J'ai participé à 11 conférences fédérales-provinciales et j'ai vu de mes yeux la situation entre le fédéral et le Québec et pourquoi [l'attitude] du gouvernement fédéral crée une situation d'opposition avec le Québec. Moi je veux une fédération qui marche.»
La lutte au Québec
Malgré son effectif décimé, le Québec comptera pour 24 % du vote dans le choix du nouveau chef. La stratégie délibérée du clan Stronach était de recruter de nouveaux membres pour récolter cette part du vote et annuler l'avance de M. Harper dans l'Ouest. Le clan Harper se réjouit aujourd'hui de ce que cette tactique n'ait pas aussi bien fonctionné que prévu. Environ un quart des nouveaux membres se rangeraient derrière l'ancien chef de feu l'Alliance canadienne. «Ils pensaient avoir une proportion de dix [militants] pour un, et c'est plutôt du trois pour un», confie un organisateur de M. Harper au Québec.
Le débat d'hier a donné lieu à de nombreuses prises de bec entre Mme Stronach et M. Clement. Ce dernier a tenté de mettre en lumière l'absence de pensée politique de son adversaire à de multiples reprises. M. Clement lui a par exemple demandé si elle accepterait que dans certaines circonstances, des citoyens payent pour recevoir des soins de santé. Mme Stronach a répété qu'elle appuyait le principe d'accès universel, mais a ajouté que le secteur privé pouvait jouer un rôle. «La Loi canadienne sur la santé ne doit pas être une camisole de force.»
M. Clement a saisi la balle au bond. «Elle ne peut pas répondre à une question directe. Nous n'avons pas les moyens de faire cela en élection. Nous ne pouvons pas nous permettre d'être obscur avec les sujets qui intéressent les Canadiens. Nous avons besoin de quelqu'un qui comprend le système de santé, nous avons besoin de quelqu'un qui comprend les attentes des Canadiens par rapport à leur système de santé, et je suis cette personne!»
Les trois candidats promettent tous un réinvestissement dans la défense ainsi qu'une baisse significative des impôts. Aucun n'est toutefois encore capable d'expliquer où il prendrait l'argent pour respecter ces promesses. Le choix du nouveau chef aura lieu à Toronto dans deux semaines.
Au cours du deuxième et dernier débat des chefs hier à Montréal, M. Clement a encensé le programme québécois des congés parentaux, a vanté les mérites du nouveau Conseil de la fédération de Jean Charest et a promis de régler le déséquilibre fiscal. Il a même terminé son allocution par un «Vive le Québec! Vive le Canada! Vive le rêve canadien libre!».
«Le gouvernement du Québec a une grande solution [pour les congés parentaux], une meilleure solution, mais le gouvernement fédéral n'approuve pas cette solution, a lancé M. Clement devant une foule d'environ 300 militants. Un gouvernement Tony Clement tendrait la main au Québec, il lui dirait: "Vous avez eu une meilleure idée que probablement toutes les autres provinces, nous allons travailler avec vous."»
L'organisation de Tony Clement est la plus faible des trois dans la province. La femme d'affaires millionnaire Belinda Stronach serait en tête, suivie de loin par Stephen Harper. M. Clement mise donc sur son expérience de ministre poids lourd dans le gouvernement de Mike Harris (Santé, Affaires municipales, Transport, Environnement) pour prouver sa fibre provincialiste et se gagner des appuis québécois.
«J'ai participé à 11 conférences fédérales-provinciales et j'ai vu de mes yeux la situation entre le fédéral et le Québec et pourquoi [l'attitude] du gouvernement fédéral crée une situation d'opposition avec le Québec. Moi je veux une fédération qui marche.»
La lutte au Québec
Malgré son effectif décimé, le Québec comptera pour 24 % du vote dans le choix du nouveau chef. La stratégie délibérée du clan Stronach était de recruter de nouveaux membres pour récolter cette part du vote et annuler l'avance de M. Harper dans l'Ouest. Le clan Harper se réjouit aujourd'hui de ce que cette tactique n'ait pas aussi bien fonctionné que prévu. Environ un quart des nouveaux membres se rangeraient derrière l'ancien chef de feu l'Alliance canadienne. «Ils pensaient avoir une proportion de dix [militants] pour un, et c'est plutôt du trois pour un», confie un organisateur de M. Harper au Québec.
Le débat d'hier a donné lieu à de nombreuses prises de bec entre Mme Stronach et M. Clement. Ce dernier a tenté de mettre en lumière l'absence de pensée politique de son adversaire à de multiples reprises. M. Clement lui a par exemple demandé si elle accepterait que dans certaines circonstances, des citoyens payent pour recevoir des soins de santé. Mme Stronach a répété qu'elle appuyait le principe d'accès universel, mais a ajouté que le secteur privé pouvait jouer un rôle. «La Loi canadienne sur la santé ne doit pas être une camisole de force.»
M. Clement a saisi la balle au bond. «Elle ne peut pas répondre à une question directe. Nous n'avons pas les moyens de faire cela en élection. Nous ne pouvons pas nous permettre d'être obscur avec les sujets qui intéressent les Canadiens. Nous avons besoin de quelqu'un qui comprend le système de santé, nous avons besoin de quelqu'un qui comprend les attentes des Canadiens par rapport à leur système de santé, et je suis cette personne!»
Les trois candidats promettent tous un réinvestissement dans la défense ainsi qu'une baisse significative des impôts. Aucun n'est toutefois encore capable d'expliquer où il prendrait l'argent pour respecter ces promesses. Le choix du nouveau chef aura lieu à Toronto dans deux semaines.
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