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    Ottawa veut protéger les écoles dans les zones de conflit

    21 février 2017 10h07 | Mélanie Marquis - La Presse canadienne à Ottawa | Canada
    Une tente transformée en école dans un camp de réfugiés syriens au Liban.
    Photo: Bilal Hussein Associated Press Une tente transformée en école dans un camp de réfugiés syriens au Liban.

    Le Canada s’engage à mieux protéger les écoles – et les enfants – dans les zones de conflit.
     

    La ministre du Développement international, Marie-Claude Bibeau, a signé mardi à Paris au nom du gouvernement canadien la Déclaration sur la sécurité dans les écoles, en même temps que le gouvernement français.
     

    « On s’engage à protéger les écoles, à faire en sorte que les écoles ne soient pas utilisées pour entreposer des armes ou pour garder des prisonniers ou pour être utilisées comme base », a-t-elle exposé en entrevue téléphonique avec La Presse canadienne.
     

    Le document est non contraignant, mais cela ne signifie que le Canada ne prend pas l’engagement « très sérieux » d’en appliquer les principes, notamment en s’en inspirant pour guider la planification et la conduite des opérations de l’armée canadienne, a-t-elle souligné.
     

    Et par ailleurs, « le fait que et la France et le Canada se joignent à la déclaration, ça nous permet de provoquer la discussion avec d’autres pays qui n’y ont pas déjà adhéré », a fait valoir Mme Bibeau.
     

    La ministre était accompagnée dans la capitale française par le lieutenant-général à la retraite et ex-sénateur Roméo Dallaire, qui a fait de la lutte au recrutement et à l’emploi d’enfants-soldats son cheval de bataille.
     

    Il a souligné que les écoles ne bénéficient pas tout à fait du même niveau de protection que les hôpitaux ou les églises en vertu du droit international, et que cette déclaration vient donc contribuer à le rehausser.
     

    « Vous savez, au Nigeria, quand ils sont allés chercher les 200 filles là, c’était dans une école », a-t-il fait valoir en entrevue aux côtés de la ministre Bibeau en faisant référence au rapt, par le groupe Boko Haram, des écolières de Chibok, dans le nord-est du pays, en 2014.
     

    « Alors cette déclaration donne le signal qu’aller jouer dans les écoles va vous attirer des réactions beaucoup plus vives et beaucoup plus délibérées, et que vous allez être tenus responsables », a insisté M. Dallaire.
     

    La Déclaration sur la sécurité dans les écoles a été élaborée à l’issue de consultations nationales menées par la Norvège et l’Argentine en 2015.

     













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