Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Amis du Devoir
    Connectez-vous
    Fin de session parlementaire

    NPD et Bloc accusent Trudeau de négliger le Québec

    15 décembre 2016 | Marie Vastel - Correspondante parlementaire à Ottawa | Canada
    Thomas Mulcair à la période de questions, mercredi
    Photo: Sean Kilpatrick La Presse canadienne Thomas Mulcair à la période de questions, mercredi

    Rare unanimité chez l’opposition fédérale : au moment de clore la session parlementaire, néodémocrates et bloquistes ont tous ont reproché aux libéraux de Justin Trudeau de faire fi du Québec. Et ce, malgré le fait que le premier ministre libéral compte 39 députés représentant comme lui une circonscription québécoise.

     

    Bois d’oeuvre, aide aux producteurs fromagers ou encore à Bombardier : ces dossiers ne sont toujours pas réglés un an après l’accession au pouvoir de Justin Trudeau, selon ses rivaux politiques. Et ces enjeux représentent autant de « promesses brisées » a fait valoir Thomas Mulcair, du NPD. « Les gens se sentent trahis, floués par ces promesses qui s’avèrent vides de sens », a-t-il déploré en point de presse mercredi, à quelques heures de l’ajournement des travaux à la Chambre des communes.

     

    Choix

     

    Pire encore, quand Justin Trudeau a pris des décisions, celles-ci se sont faites au détriment du Québec, de l’avis du chef intérimaire du Bloc québécois, Rhéal Fortin. Comme l’octroi d’une seconde garantie de prêt au projet Muskrat Falls, qui a privilégié Terre-Neuve plutôt que la Belle Province. Dans le dossier du bois d’oeuvre, M. Fortin s’inquiète en outre de voir la Colombie-Britannique passer devant le Québec, ou encore l’Alberta être favorisée à l’issue de l’étude du projet d’oléoduc Énergie Est.

     

    « M. Trudeau a été élu pour gouverner l’ensemble du Canada. […] Il a des comptes à rendre partout au Canada et le calcul qu’il fait, c’est que le Québec peut attendre son tour. […] Et la problématique qu’il vit depuis un an, il va continuer de la vivre pendant les trois prochaines années », a prédit M. Fortin, qui estime que les Québécois déçus se tourneront vers sa formation puisqu’elle seule siège à Ottawa « seulement pour le Québec ».

     

    Thomas Mulcair estime lui aussi que les Québécois ont été mal servis par les libéraux. Justin Trudeau a dérogé à la tradition de ses prédécesseurs en ne nommant pas de lieutenant responsable de le conseiller sur le Québec. « Il s’est autoproclamé le général, a reproché M. Mulcair. Alors, le généralissime Trudeau a besoin de quelqu’un pour veiller aux intérêts du Québec qui sont constamment passés en dessous du radar en ce qui concerne les 40 députés soi-disant québécois. Ils ne font rien. »

     

    Intérêts partagés

     

    L’un de ces libéraux du Québec, Jean-Yves Duclos, a défendu son travail et celui de ses collègues. « On travaille très fort », a rétorqué le ministre de la Famille et du Développement social. « M. Trudeau étant du Québec, il est très très au courant des dossiers, et ça lui tient très à coeur. Et les députés du Québec font un travail très solide. Je le vois tous les jours et j’en suis très fier », a-t-il insisté.

     

    Les conservateurs n’ont pas voulu dresser le bilan mercredi de la session parlementaire qui s’est close en fin de journée.

     

    Les députés fédéraux entament maintenant une relâche parlementaire de six semaines. Ils seront de retour à Ottawa le 30 janvier pour reprendre leurs travaux aux Communes.













    Envoyer
    Fermer
    Les plus populaires


    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.