La Barbade restera un paradis

Ottawa — La Chambre des communes a refusé mercredi soir de refermer ce que le Bloc québécois qualifie de faille dans le système fiscal canadien favorisant les entreprises faisant affaire à la Barbade. À 260 voix contre 51, les députés ont défait la motion bloquiste qui aspirait à ne plus exonérer d’impôt au Canada ces entreprises. Selon le Bloc, il y a un « évitement fiscal généralisé qui se pratique par l’entremise de nombreuses coquilles vides » mises en place par des entreprises canadiennes. Le NPD était d’accord avec le Bloc. « Dans le contexte fiscal actuel à la Barbade, il n’est pas normal que le Canada ait un traité de non double imposition avec cet État », les impôts à la Barbade étant quasiment inexistants. Libéraux et conservateurs ont voté contre.

3 commentaires
  • François Mercure - Abonné 27 octobre 2016 11 h 46

    Le Canada restera un paradis fiscal

    Je suis estomaqué! Est-ce que le Devoir pourrait au moins nous expliquer par quelle entourloupette intellectuelle nos élus libéraux et conservateurs ont voté contre cette proposition. On visualise les paradis fiscaux comme ces pays lointains qui profitent de nous, alors qu'ils ne sont rien sans la complicité de nos propres politiciens qui votent des lois pour rendre les tranferts douteux de capitaux tout à fait légaux. Les vrais paradis fiscaux sont les pays complaisant comme le Canada qui permettent ces pratiques sans les encadrer pour préserver un niveau acceptable de solidarité.

    • Patrick Daganaud - Abonné 28 octobre 2016 09 h 42

      Les pirates et les bandits ont toujours eu leurs îles.

      Ceux du Canada itou.

  • Nadia Alexan - Abonnée 27 octobre 2016 16 h 56

    Une autre occasion de réformer le système fiscal, ratée!

    Encore une fois, le gouvernement, Trudeau, avait l'opportunité de se démarquait des Conservateurs en abolition le scandale de l'évasion fiscale chez les grandes sociétés qui ne paient pas leur juste part d'impôt, mais il n'a rien fait. Il s'est rangé du côté des multinationales en privant les citoyens des fonds essentiels pour leur bien-être et leurs services publics. Bien que M. Trudeau a promis de faire la politique autrement, il s'est basculé dans les mêmes pratiques toxiques du gouvernement Harper.