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    Le Bloc élira un chef en 2017

    La Palestine et le processus référendaire étaient au menu du conseil général

    22 février 2016 | Florence Sara G. Ferraris - Avec La Presse canadienne | Canada
    Le conseil général du Bloc québécois a été l’occasion pour la formation politique de faire un bilan de la dernière campagne électorale.
    Photo: Facebook / Bloc québécois Le conseil général du Bloc québécois a été l’occasion pour la formation politique de faire un bilan de la dernière campagne électorale.

    La course à la direction du Bloc québécois se tiendra bel et bien en 2017, a confirmé au Devoir le chef intérimaire du parti indépendantiste, Rhéal Fortin, au lendemain du conseil général de la formation qui se tenait samedi à Trois-Rivières.

     

    Cette période avait été retenue dès le début par le bureau national, assure le député de Saint-Jérôme. « Ça va nous donner assez de temps pour préparer la maison pour accueillir la visite », a-t-il indiqué avec un léger rire.

     

    Les quelque 300 membres du Bloc québécois présents ne se sont toutefois pas penchés directement sur la course à la succession de Gilles Duceppe, mais ont plutôt été invités à réfléchir au plan d’action à adopter pour les quatre prochaines années. Le conseil a également été l’occasion pour la formation politique de faire un bilan de la dernière campagne électorale. La question des finances a également été abordée.

     

    Palestine et Israël

     

    Le Bloc québécois en a profité pour réitérer son soutien à l’autodétermination du peuple palestinien. Cette résolution, adoptée à la demande du Forum jeunesse du parti, était déjà de la plateforme du parti indépendantiste lors de la dernière campagne électorale. « Ce n’est pas une nouveauté, mais on trouvait important de remettre en avant notre appui à la Palestine, a expliqué le président de l’aile jeunesse du Bloc, Jonathan Larochelle, en poste depuis novembre dernier. Surtout dans la mesure où il y a eu un vrai branle-bas de combat sur la colline parlementaire au cours des derniers mois. »

     

    Cette preuve de soutiens s’inscrit en suite logique avec la prise de position prise par le Bloc québécois la semaine dernière contre la plus récente motion conservatrice déposée au Parlement. Cette dernière dénonce la campagne internationale « Boycott, désinvestissement et sanctions » à l’endroit d’Israël. Elle vise aussi à rappeler les liens qui unissent le Canada et l’État hébreu et, par la même occasion, à condamner toute personne ou organisation qui ferait la promotion de la campagne de boycottage d’Israël.

     

    Le Bloc québécois a déjà déclaré qu’il voterait contre cette motion, de même que le Nouveau Parti démocratique et le Parti vert.

     

    Réflexions indépendantistes

     

    Le conseil national a également été l’occasion pour le Forum jeunesse de proposer une seconde résolution, cette fois sur les différents modes d’accession à l’indépendance.

     

    Concrètement, Jonathan Larochelle espère qu’au cours des prochains mois, un espace de réflexion sera mis sur pied pour permettre aux membres du parti indépendantiste de se pencher sur les différents moyens qui existent à travers le monde pour permettre aux nations d’acquérir leur indépendance.

     

    Déjà, l’aile jeunesse estime que trois approches devront nécessairement être présentées et soumises à la réflexion des membres, soit l’approche référendaire préconisée par les Écossais, la constituante privilégiée par le gouvernement indépendantiste catalan et le modèle de l’effectivité développé par Jacques Parizeau et Robert Laplante. Cette dernière consiste à mettre sur pied « une politique de la rupture » où l’élection d’un parti souverainiste devient un moment clé à l’accès à l’indépendance.

     

    Même si, au final, le choix du mode d’accession revient aux partis indépendantistes de la scène québécoise, il n’en demeure pas moins pertinent pour le Bloc d’entamer dès maintenant une telle réflexion, croit le jeune président du Forum jeunesse. Même son de cloche du côté du chef intérimaire Rhéal Fortin. « Beaucoup de nos membres s’impliquent activement au sein de différentes formations politiques québécoises, explique-t-il. Nous ne prendrons pas de décisions, mais nous pouvons les accompagner dans ce processus. »













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