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    Quatre ministères seront francophiles

    13 novembre 2015 | Marie Vastel - Correspondante parlementaire à Ottawa | Canada

    Deux autres ministres francophones ont demandé à leurs fonctionnaires de communiquer avec eux d’abord en français, autant que possible. Une troisième n’a quant à elle pas eu à en faire la requête, car de son propre aveu elle ne parle pas encore l’anglais.

     

    Les nouveaux ministres, nommés au cabinet la semaine dernière, ont été invités dans les derniers jours à soumettre leurs « préférences linguistiques » à leur ministère respectif.

     

    La ministre de Gaspésie-Les Îles-de-la-Madeleine, Diane Lebouthillier n’a pas précisé au ministère du Revenu qu’elle voulait travailler en français. Mais la question ne se pose pas puisque — fait rare à Ottawa — elle est unilingue francophone. « Hier, j’ai eu un premier briefing et les gens m’ont tous parlé en français. Ils ont fait l’effort de le faire. Ça a été vraiment apprécié », a relaté Mme Lebouthillier à sa sortie du conseil des ministres jeudi. La nouvelle élue a promis pour sa part d’apprendre l’anglais « d’ici six mois ».

     

    Les fonctionnaires aux Affaires étrangères ont été priés de transmettre leurs mémos, notes de breffage et autres documents au nouveau ministre Stéphane Dion dans sa langue maternelle, révélait Le Devoir cette semaine après avoir obtenu copie d’une note interne transmettant la consigne au corps diplomatique canadien. Or, M. Dion n’est pas le seul qui préfère lire ses dossiers dans la langue de Molière.

     

    Mélanie Joly, nommée ministre du Patrimoine canadien, et Jean-Yves Duclos, responsable de la Famille, des Enfants et du Développement social, ont eux aussi fait savoir qu’ils souhaitaient recevoir leurs documents en français. « J’ai déjà donné la directive comme quoi les mémos, pour moi, devaient être en français », a expliqué Mme Joly. « J’ai dit que j’étais évidemment plus à l’aise en français », a de son côté affirmé M. Duclos. Leur collègue Marc Garneau, ministre des Transports, n’a pas fait de demande du genre, mais comme ses partenaires québécois, il a noté que toutes ses rencontres avec ses fonctionnaires depuis sa nomination s’étaient faites dans les deux langues officielles.













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