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    L’heure juste

    L’appel du gros bon sens

    26 août 2015 |Gérard Bérubé | Canada

    Ce qu’ils ont dit : « Comme premier ministre, c’est mon job de parler régulièrement non seulement avec le gouverneur, mais avec d’autres analystes à l’intérieur et à l’extérieur du gouvernement pour m’informer de la situation. C’est la responsabilité d’un premier ministre, et si le leader d’un parti ne comprend pas ça, ce gars ne devrait pas se présenter comme premier ministre potentiel. » Stephen Harper répondait à une critique du chef néodémocrate Thomas Mulcair, pour qui l’appel de M. Harper au gouverneur de la Banque du Canada, Stephen S. Poloz, illustre l’échec du plan économique des conservateurs.

     

    Les faits : Une tempête dans un verre d’eau, disent les spécialistes, désirant s’exprimer sous le couvert de l’anonymat. Les échanges entre le gouvernement fédéral et le gouverneur de la Banque du Canada sont monnaie courante. Au Canada, il est de tradition que le principal interlocuteur soit le ministre des Finances, ce qui n’empêche pas le gouverneur de multiplier les rencontres privées et de rendre les appels considérés comme importants. Un appel placé par le premier ministre recevra forcément une attention de la part du gouverneur, et ce, sans que l’indépendance de l’institution soit mise en cause. Ces conversations directes sont d’autant plus naturelles que le contexte est à la crise ou sous tension financière. Elles étaient fréquentes lors de la crise de 2008.

     

    Ces échanges ne sont pas secrets, mais il est inhabituel qu’ils soient rendus publics. En en faisant mention, tout au plus peut-on voir dans le geste de M. Harper une quelconque récupération politique ou électoraliste.

     

    Avec La Presse canadienne













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