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    Le Bloc a tout ce qu’il faut pour attirer les jeunes, soutient son chef

    14 août 2015 |Karl Rettino-Parazelli | Canada

    Le Bloc québécois n’a pas besoin de renouveler son discours pour attirer vers lui les jeunes électeurs, estime son chef, Gilles Duceppe. Les valeurs qu’a défendues et que défend toujours le parti n’ont pas perdu de leur pertinence, insiste-t-il.

     

    « On a un discours qui est moderne, progressiste, réaliste, démocratique et souverainiste. Les autres partis ont un discours fédéraliste », a affirmé le chef bloquiste en marge d’un discours prononcé jeudi soir à Laval devant une centaine de jeunes participants de l’École d’été de l’Institut du Nouveau Monde.

     

    « L’environnement, ça concerne certainement les jeunes. La défense des intérêts du Québec, ça concerne certainement les jeunes. La sécurité et la liberté, ça concerne certainement les jeunes », a-t-il poursuivi en opposant le Bloc au NPD de Thomas Mulcair, comme il l’avait fait plus tôt en journée.

     

    Prenant place sur une petite estrade installée pour l’occasion, M. Duceppe a fait face jeudi à un auditoire généralement attentif, mais réservé. Devant ces jeunes venus l’entendre, une bière à la main, il a rappelé les deux grands objectifs bien connus de sa formation politique : la défense des intérêts du Québec et la souveraineté.

     

    « Il y a des gains à faire quand on se tient debout et qu’on ose parler des intérêts du Québec, a lancé le politicien après avoir dressé le bilan des réussites passées du Bloc sur les banquettes de l’opposition. Pour ceux qui se demandent ce qu’on fait à Ottawa, moi je pense que la démocratie, c’est de déléguer notre pouvoir de vote et de parole à des hommes et des femmes qui défendent les mêmes valeurs que nous. »

     

    « Le Québec s’est trop longtemps effacé, a-t-il ajouté en évoquant le projet indépendantiste. Mais je pense que les jeunes n’ont pas le goût de s’effacer. »

     

    Son allocution n’a suscité des applaudissements qu’à une seule reprise, lorsqu’il a suggéré de défaire le Canada de ses liens avec la royauté.

     

    Dilemme

     

    Aussitôt le discours terminé, plusieurs jeunes sont demeurés sur place pour échanger avec M. Duceppe ou évaluer la performance du chef. « On a vu l’expérience parler. On a vu quelqu’un de convaincant, qui sait de quoi il parle, juge Alexandre Gagnon, interpellé parmi un groupe d’amis. Le gros problème, c’est qu’on veut voter pour quelqu’un qui va bien nous représenter, mais on ne sait pas si notre vote va se perdre si on choisit le Bloc. »

     

    Pour le jeune homme, la priorité est de chasser les conservateurs du pouvoir. « La question c’est de savoir comment on fait. Est-ce qu’on vote avec notre coeur ou en fonction du résultat ? On est un peu pris entre les deux. »

     

    De l’autre côté de la table, Marianne Drouin était déjà séduite par l’idée de la souveraineté. « Pour moi, le discours souverainiste n’est pas celui d’une autre génération, même si ce n’est pas la majorité de ma génération qui est convaincue », dit-elle.

     

    Elle a voté pour le Bloc québécois par le passé, mais pas en 2011. Comme plusieurs autres Québécois, elle s’est alors tournée vers le NPD. Et cette année, elle hésite toujours. « Je ne sais pas si le fédéral est le bon endroit pour voter pour un parti souverainiste. »













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