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    Ottawa

    Christian Paradis ne se représentera pas

    4 avril 2015 | Canada
    Hélène Buzzetti - Correspondantes parlementaires à Ottawa
    Marie Vastel
    Christian Paradis a été de la première fournée conservatrice québécoise de 2006, réussissant à se faire élire dans Mégantic-L’Érable contre le bloquiste Marc Boulianne.
    Photo: Annik MH De Carufel Le Devoir Christian Paradis a été de la première fournée conservatrice québécoise de 2006, réussissant à se faire élire dans Mégantic-L’Érable contre le bloquiste Marc Boulianne.

    Le ministre conservateur du Québec Christian Paradis ne se représentera pas à l’élection cet automne. Celui qui était à Ottawa depuis 2006 tirera sa révérence politique, mais il conserve ses fonctions au Développement international d’ici là.

     

    Christian Paradis, 41 ans, a été de la première fournée conservatrice québécoise de 2006, réussissant à se faire élire dans Mégantic-L’Érable contre le bloquiste Marc Boulianne. Dans une déclaration écrite, M. Paradis indique que sa décision « est personnelle ». « Il est temps de passer le flambeau et tourner sereinement la page afin d’écrire un nouveau chapitre de notre vie », dit-il à propos de sa famille. Il dit partir avec le sentiment du devoir accompli. « En politique, les gens qui n’accomplissent rien ne sont jamais critiqués. Je regarde en arrière avec fierté et sans regrets. En privé, en public, dans ma circonscription ou à Ottawa, j’ai toujours défendu ce que je considérais être juste, indépendamment de la rhétorique ou de la facilité. »

     

    Shelly Glover part aussi

     

    M. Paradis n’a pas accordé d’entrevue. Son départ a été éventé en même temps que celui de la ministre du Patrimoine canadien, Shelly Glover. Les deux conservent leur portefeuille d’ici le 19 octobre, permettant au premier ministre Harper de faire l’économie d’un autre remaniement ministériel en cette fin de mandat.

     

    Le bureau du premier ministre a salué le travail des deux démissionnaires par courriel. « Nous remercions les ministres Paradis et Glover pour les années qu’ils ont passées au service de leur communauté et de leur pays. Nous comprenons tout à fait leur souhait de passer davantage de temps avec leur famille et nous leur offrons tous nos voeux. » M. Paradis a trois enfants et Mme Glover, cinq. Mme Glover avait révélé qu’elle avait été traitée pour un cancer de la peau l’année dernière, selon le réseau CTV. Elle a indiqué qu’elle souhaitait retourner à sa carrière de policière.

     

    L’annonce de M. Paradis, la veille de Pâques, en a surpris plusieurs. Un collègue a confié au Devoir qu’il l’a vu récemment. « Il semblait satisfait de ses responsabilités à titre de ministre responsable de l’Agence canadienne de développement international [ACDI] et il se préparait » en vue de l’élection, se rappelle cette personne. D’ailleurs, après vérification, on constate que M. Paradis avait remporté son investiture en mai 2014, faisant de lui le candidat officiel du Parti conservateur dans Mégantic-L’Érable pour l’élection de cet automne.

     

    Perte d’influence

     

    Il faut dire que M. Paradis semblait avoir perdu de l’influence au sein du gouvernement. Au remaniement de 2013, il avait perdu l’important ministère de l’Industrie ainsi que son titre de lieutenant pour le Québec. « Le Québec compte pour le premier ministre. On veut faire mieux. On veut un nouveau souffle, une nouvelle paire d’yeux »,avait confié une source au Devoir à ce moment pour expliquer le remplacement de M. Paradis par Denis Lebel. On déplorait la timidité de M. Paradis et la difficulté à le convaincre de faire du terrain, en particulier à Montréal.

     

    Cette perte d’influence était manifeste au cours des dernières semaines. Alors que le gouvernement répète que sa mission en Irak-Syrie comporte un important volet humanitaire, M. Paradis a joué un rôle plus que secondaire dans ce dossier. Il n’a même pas pris la parole pendant le débat sur l’extension de la mission cette semaine. Selon une source, les relations avec le bureau du premier ministre s’étaient énormément dégradées. L’entourage de M. Harper ne souhaitait pas accorder à M. Paradis davantage de responsabilités ou de visibilité. Ces deux annonces s’ajoutent à celle de John Baird, qui a démissionné de son poste en février dernier.













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