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    Monument aux victimes du communisme

    Un changement de site demandé

    26 février 2015 15h00 |Mélanie Marquis - La Presse canadienne | Canada
    «Nous pensons qu’il est important que le Canada ait un monument dédié aux victimes du communisme, et que c’est notre devoir moral de nous souvenir de ces atrocités», a plaidé Stéphane Dion.
    Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir «Nous pensons qu’il est important que le Canada ait un monument dédié aux victimes du communisme, et que c’est notre devoir moral de nous souvenir de ces atrocités», a plaidé Stéphane Dion.

    Ottawa — Le Parti libéral du Canada (PLC) a réclamé jeudi que le futur monument commémoratif aux victimes du communisme soit érigé «sur un site approprié». Le gouvernement y a aussitôt opposé une fin de non-recevoir.

     

    En conférence de presse au parlement, les députés Stéphane Dion, David McGuinty et Mauril Bélanger ont tenu à souligner que cette demande ne signifiait aucunement qu’ils étaient opposés à l’érection d’un monument.

     

    «Au contraire, nous pensons qu’il est important que le Canada ait un monument dédié aux victimes du communisme, et que c’est notre devoir moral de nous souvenir de ces atrocités», a plaidé M. Dion.

     

    Mais celui-ci ne devrait pas être construit près de la Cour suprême du Canada, à Ottawa, comme le prévoit le gouvernement, car l’espace qu’il occuperait devrait être réservé à un bâtiment qui viendrait concrétiser le projet de «cité judiciaire», a-t-il soutenu.

     

    L’Institut royal d’architecture du Canada (IRAC) avait abondé dans le même sens, le 5 février dernier, ajoutant qu’un «site national d’une aussi grande importance devrait refléter l’impartialité et les aspirations apolitiques du système de justice du Canada».

     

    Le maire de la capitale nationale, Jim Watson, avait lui aussi effectué une sortie publique pour signaler son opposition au choix du site. Il s’agirait carrément d’une «plaie» sur cette portion de la rue Wellington, au bas de la colline du Parlement, a tranché le premier magistrat.

     

    La ministre du Patrimoine, Shelley Glover, a rapidement balayé du revers de la main la requête formulée jeudi par le PLC, faisant remarquer que le chef du parti, Justin Trudeau, «connaissait l’emplacement du monument lorsqu’il a envoyé sa lettre de soutien pour le projet».

     

    Elle a accusé les libéraux d’être essentiellement en train de dire «aux huit millions de Canadiens qui peuvent retracer leurs origines aux pays affectés par le fléau du communisme qu’ils ne méritent pas un site de premier plan pour leur lieu de mémoire collective».

     

    Les ministres conservateurs Jason Kenney et Chris Alexander avaient révélé l’emplacement sélectionné en août 2013 à l’occasion de la journée du Ruban noir, le jour officiel de la commémoration des victimes du communisme et du nazisme en Europe.

     

    Patrimoine Canada écrit sur son site que le monument «sensibilisera le public aux crimes du communisme et rendra hommage aux plus de 100 millions de personnes dans le monde qui ont péri ou souffert sous la tyrannie communiste».

     

    L’inauguration des «éléments majeurs» du monument, qui doit être bâti au coût de 5,5 millions de dollars, est prévue à l’automne 2015, selon le même ministère.













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