Un premier entretien téléphonique ce matin - Bush et Martin ont du pain sur la planche
15 décembre 2003
Canada
Washington — Un ordre du jour substantiel attend le nouveau premier ministre Paul Martin et le président américain George W. Bush pour leur premier entretien téléphonique ce matin, un peu plus de 24 heures après la capture de Saddam Hussein.
Prévu depuis quelques temps déjà, l'entretien téléphonique intervient peu après l'intronisation officielle de Paul Martin au poste de premier ministre et est censé inaugurer une nouvelle ère de rapprochement, selon l'administration américaine. Les relations Canada-États-Unis ont en effet été mises à mal par le refus d'Ottawa d'aller en guerre en Irak et d'autres frictions avec le gouvernement Chrétien.
Paul Martin a affirmé hier qu'il ne comprenait rien à la décision de Washington d'exclure le Canada des soumissions pour les 18 milliards en contrats de reconstruction en Irak. L'ancien vice-premier ministre, John Manley, avait pour sa part en conséquence remis en question l'aide de 300 millions d'Ottawa réservée à l'Irak.
Le président Bush aurait toutefois assuré jeudi lors d'une conversation téléphonique que la question se réglerait, a assuré Jean Chrétien à son dernier jour en fonction.
Paul Martin a déclaré hier à Montréal qu'il était important que le monde et le Canada contribuent à la reconstruction de l'Irak.
Des observateurs américains avaient dit plus tôt cette semaine que l'affaire des contrats en Irak était inopportune et navrante.
«Les relations avec le nouveau premier ministre commencent sur une mauvaise note, a estimé un ancien ambassadeur américain à Ottawa, James Blanchard. C'est une grave erreur, un geste stupide et arrogant qui ne facilitera pas nos rapports. Le Canada ne peut être placé sur le même pied que la Russie.»
Prévu depuis quelques temps déjà, l'entretien téléphonique intervient peu après l'intronisation officielle de Paul Martin au poste de premier ministre et est censé inaugurer une nouvelle ère de rapprochement, selon l'administration américaine. Les relations Canada-États-Unis ont en effet été mises à mal par le refus d'Ottawa d'aller en guerre en Irak et d'autres frictions avec le gouvernement Chrétien.
Paul Martin a affirmé hier qu'il ne comprenait rien à la décision de Washington d'exclure le Canada des soumissions pour les 18 milliards en contrats de reconstruction en Irak. L'ancien vice-premier ministre, John Manley, avait pour sa part en conséquence remis en question l'aide de 300 millions d'Ottawa réservée à l'Irak.
Le président Bush aurait toutefois assuré jeudi lors d'une conversation téléphonique que la question se réglerait, a assuré Jean Chrétien à son dernier jour en fonction.
Paul Martin a déclaré hier à Montréal qu'il était important que le monde et le Canada contribuent à la reconstruction de l'Irak.
Des observateurs américains avaient dit plus tôt cette semaine que l'affaire des contrats en Irak était inopportune et navrante.
«Les relations avec le nouveau premier ministre commencent sur une mauvaise note, a estimé un ancien ambassadeur américain à Ottawa, James Blanchard. C'est une grave erreur, un geste stupide et arrogant qui ne facilitera pas nos rapports. Le Canada ne peut être placé sur le même pied que la Russie.»
- » Bush
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