La sécurité des Américains d'abord, dit Cellucci
5 décembre 2003
Canada
Ottawa - Les États-Unis ne peuvent pas garantir qu'il n'y aura pas d'autres incidents comme l'expulsion de Maher Arar, a déclaré l'ambassadeur américain au Canada hier.
Paul Cellucci a assuré que les États-Unis respectent le passeport canadien mais que les autorités américaines se réservent le droit d'agir unilatéralement lorsque la sécurité du pays est menacée. L'ambassadeur a fait cette déclaration après avoir pris la parole dans le cadre d'une conférence sur les relations canado-américaines.
Le solliciteur général Wayne Easter a dit que le cas de M. Arar a fait l'objet de négociations entre Ottawa et Washington et que les discussions sont toujours en cours. «Nos points de vue sont très différents à ce sujet, a expliqué M. Easter. Nous voulons tout faire pour éviter que pareil incident se reproduise.»
La déclaration de M. Cellucci survient une semaine après celle du premier ministre désigné, Paul Martin, qui réaffirmait vigoureusement l'importance de faire respecter le passeport canadien pour empêcher la répétition d'un incident comme celui de M. Arar.
Lors d'un passage à New York, M. Arar, un citoyen canadien, avait été interpellé puis détenu par les autorités américaines. Il a ensuite été expulsé dans son pays d'origine, la Syrie, où, affirme-t-il, il a été torturé. Après être resté emprisonné pendant un an, il a été libéré en octobre dernier sans qu'aucune accusation ne soit portée contre lui.
Les autorités américaines affirment que M. Arar était soupçonné d'appartenir au réseau terroriste al-Qaïda, bien qu'aucune accusation n'ait été portée contre lui dans aucun pays.
«Ce qui est arrivé est inacceptable, avait déclaré M. Martin. Si les échanges d'information pour la sécurité de nos deux pays doivent se poursuivre, il faudra que le passeport canadien et les droits fondamentaux soient respectés.»
L'ambassadeur américain Paul Cellucci a affirmé hier que les États-Unis mettront tout en oeuvre pour protéger la sécurité de leurs citoyens, même si cela les oblige à agir de manière unilatérale. «Le président n'a pas de responsabilité plus importante que de garantir la sécurité du peuple américain», a dit M. Cellucci après avoir affirmé que son pays respectait le passeport canadien.
Le solliciteur général Wayne Easter a pour sa part expliqué qu'il souhaite que les États-Unis assouplissent leur position et respectent la citoyenneté canadienne et le passeport canadien. «Nous devons tout faire pour y parvenir», a-t-il dit.
Paul Cellucci a assuré que les États-Unis respectent le passeport canadien mais que les autorités américaines se réservent le droit d'agir unilatéralement lorsque la sécurité du pays est menacée. L'ambassadeur a fait cette déclaration après avoir pris la parole dans le cadre d'une conférence sur les relations canado-américaines.
Le solliciteur général Wayne Easter a dit que le cas de M. Arar a fait l'objet de négociations entre Ottawa et Washington et que les discussions sont toujours en cours. «Nos points de vue sont très différents à ce sujet, a expliqué M. Easter. Nous voulons tout faire pour éviter que pareil incident se reproduise.»
La déclaration de M. Cellucci survient une semaine après celle du premier ministre désigné, Paul Martin, qui réaffirmait vigoureusement l'importance de faire respecter le passeport canadien pour empêcher la répétition d'un incident comme celui de M. Arar.
Lors d'un passage à New York, M. Arar, un citoyen canadien, avait été interpellé puis détenu par les autorités américaines. Il a ensuite été expulsé dans son pays d'origine, la Syrie, où, affirme-t-il, il a été torturé. Après être resté emprisonné pendant un an, il a été libéré en octobre dernier sans qu'aucune accusation ne soit portée contre lui.
Les autorités américaines affirment que M. Arar était soupçonné d'appartenir au réseau terroriste al-Qaïda, bien qu'aucune accusation n'ait été portée contre lui dans aucun pays.
«Ce qui est arrivé est inacceptable, avait déclaré M. Martin. Si les échanges d'information pour la sécurité de nos deux pays doivent se poursuivre, il faudra que le passeport canadien et les droits fondamentaux soient respectés.»
L'ambassadeur américain Paul Cellucci a affirmé hier que les États-Unis mettront tout en oeuvre pour protéger la sécurité de leurs citoyens, même si cela les oblige à agir de manière unilatérale. «Le président n'a pas de responsabilité plus importante que de garantir la sécurité du peuple américain», a dit M. Cellucci après avoir affirmé que son pays respectait le passeport canadien.
Le solliciteur général Wayne Easter a pour sa part expliqué qu'il souhaite que les États-Unis assouplissent leur position et respectent la citoyenneté canadienne et le passeport canadien. «Nous devons tout faire pour y parvenir», a-t-il dit.
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