Le chef du NPD veut faire une percée significative au Québec
1 décembre 2003
Canada
Le rêve du chef du NPD, Jack Layton, de bâtir un vrai parti politique pancanadien se heurte à plusieurs obstacles partout au pays, et surtout au Québec.
Au fil des ans, les libéraux, les conservateurs et le Bloc québécois ont régné sur la province tandis que le NPD devait se contenter d'une faible présence, ne faisant élire qu'un seul député au Québec lors de l'élection partielle de 1990.
Même s'il ne se fait aucune illusion concernant les défis qui émergent devant lui, Jack Layton croit que les Québécois sont prêts pour un changement sur la scène de la politique fédérale. D'ailleurs, dans l'optique de remporter quelques-uns des 75 sièges disponibles au Québec, Jack Layton est devenu un visiteur assidu dans la province depuis qu'il a été nommé chef du NPD, en janvier dernier.
«J'ai passé plus de temps au Québec que n'importe où ailleurs au Canada», a-t-il déclaré lors d'une entrevue. «Le Québec est une priorité pour nous. Je suis originaire du Québec et je veux bâtir un parti qui représentera tous les Canadiens, sans une brèche au Québec.»
Des racines au Québec
Jack Layton, qui était conseiller municipal à Toronto, avant de devenir chef du NPD, a des racines au Québec. Il est né près de Montréal et il a étudié à l'Université McGill.
Son père, Robert Layton, a été ministre conservateur sous Brian Mulroney et son grand-père, Gilbert Layton, a été député de l'Union Nationale, dans les années 1930.
M. Layton affirme que le NPD aura des candidats dans tous les comtés du Québec aux prochaines élections générales. Il espère aussi que ses politiques décentralisatrices seront bien reçues par les Québécois qui en ont assez de la centralisation à outrance d'Ottawa, selon lui. Le chef du NPD a également dans sa mire les électeurs qui ont voté pour le Bloc québécois en raison de ses politiques sociales.
Mais est-ce que le NPD peut voler quelques votes au Bloc maintenant que la souveraineté du Québec n'est plus à l'ordre du jour? «Seulement si nous représentons une option intéressante pour les Québécois, notamment en leur proposant un fédéralisme plus flexible», a-t-il indiqué.
Le porte-parole du Bloc québécois, Martin Viau, a cependant expliqué que le NPD était un parti encore plus centralisateur que les libéraux. «Nous sommes reconnus assez facilement par les militants et les électeurs comme étant le seul parti vraiment progressiste du Québec. Ils [le NPD] n'ont pas d'assises au Québec. Ils font moins de 2 % dans les sondages.»
M. Layton croit que les Québécois vont se détourner des libéraux à cause de leurs positions sur plusieurs questions, dont l'environnement et le programme de défense antimissiles.
Au fil des ans, les libéraux, les conservateurs et le Bloc québécois ont régné sur la province tandis que le NPD devait se contenter d'une faible présence, ne faisant élire qu'un seul député au Québec lors de l'élection partielle de 1990.
Même s'il ne se fait aucune illusion concernant les défis qui émergent devant lui, Jack Layton croit que les Québécois sont prêts pour un changement sur la scène de la politique fédérale. D'ailleurs, dans l'optique de remporter quelques-uns des 75 sièges disponibles au Québec, Jack Layton est devenu un visiteur assidu dans la province depuis qu'il a été nommé chef du NPD, en janvier dernier.
«J'ai passé plus de temps au Québec que n'importe où ailleurs au Canada», a-t-il déclaré lors d'une entrevue. «Le Québec est une priorité pour nous. Je suis originaire du Québec et je veux bâtir un parti qui représentera tous les Canadiens, sans une brèche au Québec.»
Des racines au Québec
Jack Layton, qui était conseiller municipal à Toronto, avant de devenir chef du NPD, a des racines au Québec. Il est né près de Montréal et il a étudié à l'Université McGill.
Son père, Robert Layton, a été ministre conservateur sous Brian Mulroney et son grand-père, Gilbert Layton, a été député de l'Union Nationale, dans les années 1930.
M. Layton affirme que le NPD aura des candidats dans tous les comtés du Québec aux prochaines élections générales. Il espère aussi que ses politiques décentralisatrices seront bien reçues par les Québécois qui en ont assez de la centralisation à outrance d'Ottawa, selon lui. Le chef du NPD a également dans sa mire les électeurs qui ont voté pour le Bloc québécois en raison de ses politiques sociales.
Mais est-ce que le NPD peut voler quelques votes au Bloc maintenant que la souveraineté du Québec n'est plus à l'ordre du jour? «Seulement si nous représentons une option intéressante pour les Québécois, notamment en leur proposant un fédéralisme plus flexible», a-t-il indiqué.
Le porte-parole du Bloc québécois, Martin Viau, a cependant expliqué que le NPD était un parti encore plus centralisateur que les libéraux. «Nous sommes reconnus assez facilement par les militants et les électeurs comme étant le seul parti vraiment progressiste du Québec. Ils [le NPD] n'ont pas d'assises au Québec. Ils font moins de 2 % dans les sondages.»
M. Layton croit que les Québécois vont se détourner des libéraux à cause de leurs positions sur plusieurs questions, dont l'environnement et le programme de défense antimissiles.
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