Déséquilibre fiscal - Québec prépare son offensive
Le gouvernement Landry est en train de dresser une liste exhaustive et détaillée des besoins qui pourraient être comblés en matière de services publics si le déséquilibre fiscal était corrigé. Cette liste de besoins prioritaires alimentera les discussions auxquelles participera la société civile lors du Forum sur le déséquilibre fiscal, à l'automne prochain.
C'est ce que Le Devoir a appris de sources sûres. Cette liste de priorités, issues de tous les ministères mais surtout, à cause de leur importance, de l'Éducation et de la Santé, permettra d'illustrer de façon concrète et chiffrée quels seraient les services publics supplémentaires que pourrait s'offrir la population du Québec avec les 2,5 milliards de dollars par année, ou 50 millions par semaine, qui passent par la trappe du déséquilibre fiscal, comme l'a montré le rapport de la commission Séguin.
Le gouvernement Landry compte énormément sur le Forum sur le déséquilibre fiscal pour animer un automne qu'on veut extraordinairement nourri en matière d'actions gouvernementales. L'événement est un élément clé pour le gouvernement, qui cherche ainsi à raffermir le rapport de force avec Ottawa sur la question du déséquilibre fiscal tout comme à améliorer sa cote de popularité. On table sur le vif intérêt que suscite déjà ce forum chez les syndicats, le patronat et tous ceux qui gravitent autour des services publics, que ce soit les groupes d'usagers ou les associations liées à la fourniture des services.
Avec cette liste concrète de services, le gouvernement estime également que la population sera plus à même de saisir l'importance de la problématique du déséquilibre fiscal, un enjeu qui demeure abstrait pour bien des gens.
L'idée de dresser cette liste de besoins prioritaires vient du ministre d'État à la Santé et aux Services sociaux. En avril dernier, François Legault avait mandaté son ministère et les régies régionales d'établir une liste des besoins essentiels qui ne sont pas comblés à l'heure actuelle en matière de santé et de services sociaux mais qui pourraient l'être si le Québec récupérait du gouvernement fédéral les points d'impôt correspondant à ses responsabilités. M. Legault avait évalué grossièrement entre 1 et 1,5 milliard par année le coût pour combler ces besoins essentiels.
Le conseil des ministres a décidé de généraliser cet exercice à l'ensemble du gouvernement. Le ministre d'État à l'Éducation et à l'Emploi, Sylvain Simard, a commencé à procéder à la confection d'une telle liste pour le réseau de l'éducation, a-t-on confié. Les autres ministères qui fournissent des services à la population doivent bientôt emboîter le pas. Le tout sera dévoilé à l'automne, à temps pour la tenue du Forum sur le déséquilibre fiscal.
Du côté des centrales syndicales, l'intérêt pour ce forum est manifeste. Lors de leur rencontre annuelle avec le premier ministre, début mai, les chefs syndicaux avaient inscrit le sujet du déséquilibre fiscal à l'ordre du jour, sans que Bernard Landry ne leur en fasse la suggestion. Convaincues de la justesse de la démonstration de la commission Séguin, les centrales syndicales ont insisté pour que le gouvernement élabore une stratégie afin de faire face à une situation qui menace la qualité des services publics au Québec.
Interrogé hier, le président de la FTQ, Henri Massé, a dit souhaiter que le forum puisse être aussi non partisan que l'ont été les travaux de la commission Séguin. «Il faut maintenir sur la place publique la question du déséquilibre fiscal de la façon la plus large possible et non partisane. Il faut ensuite aller chercher des appuis dans le reste du Canada», a dit M. Massé.
C'est ce que Le Devoir a appris de sources sûres. Cette liste de priorités, issues de tous les ministères mais surtout, à cause de leur importance, de l'Éducation et de la Santé, permettra d'illustrer de façon concrète et chiffrée quels seraient les services publics supplémentaires que pourrait s'offrir la population du Québec avec les 2,5 milliards de dollars par année, ou 50 millions par semaine, qui passent par la trappe du déséquilibre fiscal, comme l'a montré le rapport de la commission Séguin.
Le gouvernement Landry compte énormément sur le Forum sur le déséquilibre fiscal pour animer un automne qu'on veut extraordinairement nourri en matière d'actions gouvernementales. L'événement est un élément clé pour le gouvernement, qui cherche ainsi à raffermir le rapport de force avec Ottawa sur la question du déséquilibre fiscal tout comme à améliorer sa cote de popularité. On table sur le vif intérêt que suscite déjà ce forum chez les syndicats, le patronat et tous ceux qui gravitent autour des services publics, que ce soit les groupes d'usagers ou les associations liées à la fourniture des services.
Avec cette liste concrète de services, le gouvernement estime également que la population sera plus à même de saisir l'importance de la problématique du déséquilibre fiscal, un enjeu qui demeure abstrait pour bien des gens.
L'idée de dresser cette liste de besoins prioritaires vient du ministre d'État à la Santé et aux Services sociaux. En avril dernier, François Legault avait mandaté son ministère et les régies régionales d'établir une liste des besoins essentiels qui ne sont pas comblés à l'heure actuelle en matière de santé et de services sociaux mais qui pourraient l'être si le Québec récupérait du gouvernement fédéral les points d'impôt correspondant à ses responsabilités. M. Legault avait évalué grossièrement entre 1 et 1,5 milliard par année le coût pour combler ces besoins essentiels.
Le conseil des ministres a décidé de généraliser cet exercice à l'ensemble du gouvernement. Le ministre d'État à l'Éducation et à l'Emploi, Sylvain Simard, a commencé à procéder à la confection d'une telle liste pour le réseau de l'éducation, a-t-on confié. Les autres ministères qui fournissent des services à la population doivent bientôt emboîter le pas. Le tout sera dévoilé à l'automne, à temps pour la tenue du Forum sur le déséquilibre fiscal.
Du côté des centrales syndicales, l'intérêt pour ce forum est manifeste. Lors de leur rencontre annuelle avec le premier ministre, début mai, les chefs syndicaux avaient inscrit le sujet du déséquilibre fiscal à l'ordre du jour, sans que Bernard Landry ne leur en fasse la suggestion. Convaincues de la justesse de la démonstration de la commission Séguin, les centrales syndicales ont insisté pour que le gouvernement élabore une stratégie afin de faire face à une situation qui menace la qualité des services publics au Québec.
Interrogé hier, le président de la FTQ, Henri Massé, a dit souhaiter que le forum puisse être aussi non partisan que l'ont été les travaux de la commission Séguin. «Il faut maintenir sur la place publique la question du déséquilibre fiscal de la façon la plus large possible et non partisane. Il faut ensuite aller chercher des appuis dans le reste du Canada», a dit M. Massé.
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