Bush applaudit à l'élection de Paul Martin
15 novembre 2003
Canada
Washington — L'administration Bush croit qu'il sera possible de tisser des liens plus étroits avec un gouvernement canadien dirigé par Paul Martin, a affirmé le porte-parole de la Maison-Blanche hier.
«Le président attend avec impatience la chance de travailler avec M. Martin et nous espérons resserrer notre relation avec nos amis du Canada», a expliqué Scott McClellan.
Paul Martin, qui a été élu hier à la tête du Parti libéral, a promis de faire des relations canado-américaines une de ses priorités au cours des prochains mois.
Malgré cela, il ne sera pas à la merci des intérêts américains, ont précisé certains observateurs.
«Il y a beaucoup d'enthousiasme à Washington», a déclaré Gordon Giffin, un ancien ambassadeur américain au Canada.
«C'est l'occasion de commencer une nouvelle relation. Personne ne pense que M. Martin va devenir flagorneur envers les États-Unis.»
Entre autres projets, Paul Martin veut présider un nouveau comité permanent du cabinet sur les relations entre les deux pays, il veut créer un comité des Communes sur les questions bilatérales et décider d'une ligne de conduite sur le processus décisionnel aux Nations unies.
«Il y a plusieurs façons d'améliorer les relations. Cela sera plus facile avec un nouveau premier ministre», a reconnu M. Giffin.
Paul Martin a déjà déclaré qu'il était en faveur d'une augmentation du budget de la Défense et il a démontré son appui au bouclier antimissile du président Bush.
Ces positions ont soulevé quelques critiques qui affirment que M. Martin est trop près des idées américaines.
«Lorsqu'on parle de la relation entre les deux pays, les Canadiens deviennent schizophrènes», a lancé Jim LeBlanc, un homme d'affaires qui est établi aux États-Unis depuis environ 10 ans.
Plusieurs observateurs croient cependant que Paul Martin pourrait contribuer à faire oublier les tensions soulevées par le refus du Canada de participer à l'effort de guerre en Irak et par les commentaires critiques de l'administration Bush émis par Jean Chrétien un peu plus tôt cette année.
Un premier tête-à-tête
Paul Martin devrait rencontrer George Bush peu de temps après avoir été confirmé dans son poste de premier ministre, peut-être lors du Sommet des Amériques, au Mexique, en janvier prochain.
Il est également possible que le président américain soit de passage à Ottawa, une visite qui a été annulée le printemps dernier.
Toutefois, il ne faut pas s'attendre à ce que Paul Martin présente une politique radicalement différente dans ses relations avec les États-Unis.
«Il y aura cependant une différence de style», a précisé l'ancien ambassadeur James Blanchard.
Charles Doran, un spécialiste des relations canado-américaines à l'université John-Hopkins, a indiqué que Paul Martin agira rapidement pour améliorer le ton entre les deux parties.
«Et il obtiendra une réponse très positive ici.»
Paul Martin pourrait profiter de cet élan d'optimisme pour attaquer certains problèmes, comme le bannissement du boeuf canadien, a exprimé M. Doran.
«Le président attend avec impatience la chance de travailler avec M. Martin et nous espérons resserrer notre relation avec nos amis du Canada», a expliqué Scott McClellan.
Paul Martin, qui a été élu hier à la tête du Parti libéral, a promis de faire des relations canado-américaines une de ses priorités au cours des prochains mois.
Malgré cela, il ne sera pas à la merci des intérêts américains, ont précisé certains observateurs.
«Il y a beaucoup d'enthousiasme à Washington», a déclaré Gordon Giffin, un ancien ambassadeur américain au Canada.
«C'est l'occasion de commencer une nouvelle relation. Personne ne pense que M. Martin va devenir flagorneur envers les États-Unis.»
Entre autres projets, Paul Martin veut présider un nouveau comité permanent du cabinet sur les relations entre les deux pays, il veut créer un comité des Communes sur les questions bilatérales et décider d'une ligne de conduite sur le processus décisionnel aux Nations unies.
«Il y a plusieurs façons d'améliorer les relations. Cela sera plus facile avec un nouveau premier ministre», a reconnu M. Giffin.
Paul Martin a déjà déclaré qu'il était en faveur d'une augmentation du budget de la Défense et il a démontré son appui au bouclier antimissile du président Bush.
Ces positions ont soulevé quelques critiques qui affirment que M. Martin est trop près des idées américaines.
«Lorsqu'on parle de la relation entre les deux pays, les Canadiens deviennent schizophrènes», a lancé Jim LeBlanc, un homme d'affaires qui est établi aux États-Unis depuis environ 10 ans.
Plusieurs observateurs croient cependant que Paul Martin pourrait contribuer à faire oublier les tensions soulevées par le refus du Canada de participer à l'effort de guerre en Irak et par les commentaires critiques de l'administration Bush émis par Jean Chrétien un peu plus tôt cette année.
Un premier tête-à-tête
Paul Martin devrait rencontrer George Bush peu de temps après avoir été confirmé dans son poste de premier ministre, peut-être lors du Sommet des Amériques, au Mexique, en janvier prochain.
Il est également possible que le président américain soit de passage à Ottawa, une visite qui a été annulée le printemps dernier.
Toutefois, il ne faut pas s'attendre à ce que Paul Martin présente une politique radicalement différente dans ses relations avec les États-Unis.
«Il y aura cependant une différence de style», a précisé l'ancien ambassadeur James Blanchard.
Charles Doran, un spécialiste des relations canado-américaines à l'université John-Hopkins, a indiqué que Paul Martin agira rapidement pour améliorer le ton entre les deux parties.
«Et il obtiendra une réponse très positive ici.»
Paul Martin pourrait profiter de cet élan d'optimisme pour attaquer certains problèmes, comme le bannissement du boeuf canadien, a exprimé M. Doran.
- » Bush
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