Baird: la crise en Ukraine montre la nécessité d’exporter le pétrole canadien

Le ministre canadien des Affaires étrangères, John Baird, a estimé, jeudi, que la crise en Ukraine avait accentué l’importance d’acheminer le pétrole et le gaz naturel canadiens sur les marchés internationaux.

Selon M. Baird, cette nouvelle géopolitique montre la nécessité de mettre en place des canalisations permettant de transporter ces hydrocarbures de l’Ouest canadien vers les ports de l’Atlantique.

Les pays européens qui comptent sur la Russie pour leurs besoins énergétiques peinent à trouver de nouvelles sources depuis le début du conflit ukrainien.

La chancelière allemande, Angela Merkel, a toutefois fait remarquer que si son pays est certes intéressé à importer de l’énergie du Canada, ce dernier ne possède toutefois pas les infrastructures adéquates pour expédier ses produits outre-mer.

L’Allemagne importe 35 pour cent de son énergie de la Russie.

John Baird a indiqué que les pays qui suscitent le plus d’inquiétudes sont ceux qui dépendent presque entièrement du gaz naturel russe, comme la Lettonie, la Lituanie et l’Estonie.

Il a ajouté que la récente annexion de la Crimée par Moscou mettait de la pression sur le Canada pour accélérer la construction d’infrastructures qui lui permettraient d’augmenter ses exportations.

«Je crois que cela souligne l’importance d’aller de l’avant de manière responsable concernant nos exportations de pétrole, mais aussi de gaz naturel», a soutenu le ministre lors d’une conférence de presse à Ottawa, jeudi.

«La crise en Europe orientale, qui jette une ombre sur toute l’Europe, nous rappelle que le Canada est l’un des seuls pays disposant d’importantes réserves de pétrole qui soit à la fois une économie ouverte basée sur la primauté du droit et une démocratie stable et libérale.»

Depuis l’Europe, le ministre de l’Industrie, James Moore, a renchéri en affirmant que le Canada devait se doter d’infrastructures afin de rendre son pétrole et son gaz naturel accessibles sur d’autres marchés, dont l’Asie et le Moyen-Orient.

«Nous voulons que les ressources naturelles canadiennes soient vendues aux prix des marchés mondiaux, nous voulons qu’elles obtiennent de bons résultats sur les marchés mondiaux, et nous voulons nous engager à réaliser ces projets», a martelé M. Moore en vidéoconférence depuis Amsterdam.

«À la lumière de nos rencontres avec la Corée du Sud, la Jordanie, Israël et ici, en Allemagne et aux Pays-Bas (...) ce sont cinq marchés internationaux très différents, mais qui nous ont tous demandé, parmi leurs premières questions, de leur parler du développement de nos ressources naturelles et de notre politique en matière d’énergie.»

 
  • Marcel Lavoie - Inscrite 27 mars 2014 15 h 46

    LA PREUVE

    M. Baird tente de mettre à épreuve l'intelligence des Canadiens. S.V.P. Trouver d'autres raisons pour justifier de sauver l'Ukrain avec votre très sale pétrole.

    Un peu de modération, s.v.p.

  • Pierre M de Ruelle - Inscrit 27 mars 2014 15 h 56

    le chat sort du sac......

    Pourquoi pas au fond, cela ameliorera notre balance de paiement.... c'est fun la politique idealiste!
    Voila de quoi reflechir quand aux bonnes intentions de nos dirigeants altruistes de nature.

  • Richard Godin - Inscrit 27 mars 2014 16 h 14

    Le chat sort du sac...

    L'enjeu semble être tout autre que celui lié au respect des valeurs démocratiques. Le lieutenant Baird, en bon petit soldat, s'est empressé d'aller se faire voir en compagnie des manifestants à Kiev, et ce, avant que la situation ne se précise. L'intelligentsia du PC a bien fait ses devoirs. Le pétrole de l'ouest mondiale était et est toujours la seule et réelle préoccupation de ce gouvernement.

  • Pierre Denis - Inscrit 27 mars 2014 16 h 15

    N'importe quoi !

    Comme ministre des affaires étrangères, difficile de le battre celui là au niveau de la médiocrité et de l'insignifiance.
    Nos ressources naturelles devraient nous servir en premier, ainsi on pourraît se mettre à l'abri d'un autre choc pétrolier.
    Mr. le ministre semble oublier qu'une bonne partie du pays doit toujours importer son pétrole, souvent de zones pas trop "catholiques". Alors au diable les exportations, servons nous en premier.

    • Luc Falardeau - Abonné 27 mars 2014 18 h 54

      Oui n'importe quoi pour une piastre.

      Le Québec exporte déjà 80% de son pétrole produit par ses 2 raffineries. On en a déjà suffisamment pour nos propres besoins. Le reste est exporté.

      Le pétrole "dilbit" des sables bitumineux contient déjà 30-50% de diluant importé. On ne peut pas dire que notre pétrole est "catholique".

      Ne vous trompez pas, les multinationales pétrolières étrangères établies dans l'ouest canadien ne veulent au fond que répondre aux besoins de leurs actionnaires étrangers. Harper ne veut au fond que favoriser sa base électorale dans l'ouest canadien.

      C'est pour l'exportation que le gouvernement Harper et les pétrolières ont besoin de faire transiter le pétrole brut de l'ouest à travers le Québec et le Nouveau-Brunswick sans le raffiner ici et de construire deux terminaux pétroliers, un au Québec et un autre au Nouveau-Brunswick.

      Pourquoi se contenter d'exporter du pétrole brut quand on sait que les retombées économiques les plus importantes proviennent de l'exportation de pétrole raffiné ? ... Il serait pourtant bien plus rentable de construire une 3e raffinerie au Québec.

      Voilà un exemple qui remet en question notre appartenance à cette fédération de plus en plus étrangère aux besoins du peuple Québécois.

  • Luc Lavoie - Inscrit 27 mars 2014 16 h 33

    Tiens, tiens, c'est pour cette raison qu'il faisait la parade avec eux lors de la manifestation à Kiev ?

    Ahhhhh ces conservateurs, ils n'arrêteront pas de nous étonner .


    « L'utilité de la vertu est si manifeste que les méchants la pratiquent par intérêt. »
    de Vauvenargues