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    Baird: la crise en Ukraine montre la nécessité d’exporter le pétrole canadien

    27 mars 2014 15h37 |La Presse canadienne | Canada
    Le ministre canadien des Affaires étrangères, John Baird, a estimé, jeudi, que la crise en Ukraine avait accentué l’importance d’acheminer le pétrole et le gaz naturel canadiens sur les marchés internationaux.

    Selon M. Baird, cette nouvelle géopolitique montre la nécessité de mettre en place des canalisations permettant de transporter ces hydrocarbures de l’Ouest canadien vers les ports de l’Atlantique.

    Les pays européens qui comptent sur la Russie pour leurs besoins énergétiques peinent à trouver de nouvelles sources depuis le début du conflit ukrainien.

    La chancelière allemande, Angela Merkel, a toutefois fait remarquer que si son pays est certes intéressé à importer de l’énergie du Canada, ce dernier ne possède toutefois pas les infrastructures adéquates pour expédier ses produits outre-mer.

    L’Allemagne importe 35 pour cent de son énergie de la Russie.

    John Baird a indiqué que les pays qui suscitent le plus d’inquiétudes sont ceux qui dépendent presque entièrement du gaz naturel russe, comme la Lettonie, la Lituanie et l’Estonie.

    Il a ajouté que la récente annexion de la Crimée par Moscou mettait de la pression sur le Canada pour accélérer la construction d’infrastructures qui lui permettraient d’augmenter ses exportations.

    «Je crois que cela souligne l’importance d’aller de l’avant de manière responsable concernant nos exportations de pétrole, mais aussi de gaz naturel», a soutenu le ministre lors d’une conférence de presse à Ottawa, jeudi.

    «La crise en Europe orientale, qui jette une ombre sur toute l’Europe, nous rappelle que le Canada est l’un des seuls pays disposant d’importantes réserves de pétrole qui soit à la fois une économie ouverte basée sur la primauté du droit et une démocratie stable et libérale.»

    Depuis l’Europe, le ministre de l’Industrie, James Moore, a renchéri en affirmant que le Canada devait se doter d’infrastructures afin de rendre son pétrole et son gaz naturel accessibles sur d’autres marchés, dont l’Asie et le Moyen-Orient.

    «Nous voulons que les ressources naturelles canadiennes soient vendues aux prix des marchés mondiaux, nous voulons qu’elles obtiennent de bons résultats sur les marchés mondiaux, et nous voulons nous engager à réaliser ces projets», a martelé M. Moore en vidéoconférence depuis Amsterdam.

    «À la lumière de nos rencontres avec la Corée du Sud, la Jordanie, Israël et ici, en Allemagne et aux Pays-Bas (...) ce sont cinq marchés internationaux très différents, mais qui nous ont tous demandé, parmi leurs premières questions, de leur parler du développement de nos ressources naturelles et de notre politique en matière d’énergie.»

     
     
     
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