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    Transport ferroviaire - Les villes québécoises et américaines unissent leurs voix

    7 décembre 2013 |La Presse canadienne | Canada
    La délégation américaine a visité Lac-Mégantic jeudi et s’est dite pressée de voir la réglementation changer de part et d’autre de la frontière.
    Photo: Jacques Nadeau - Archives Le Devoir La délégation américaine a visité Lac-Mégantic jeudi et s’est dite pressée de voir la réglementation changer de part et d’autre de la frontière.
    Ottawa annonce la répartition de l’aide pour Lac-Mégantic

    Le gouvernement Harper a dépêché trois ministres québécois à Lac-Mégantic vendredi pour annoncer comment sera dépensée une portion de l’aide économique de 60 millions de dollars qu’il avait promise en juillet dernier. Les ministres Denis Lebel, Steven Blaney et Christian Paradis ont indiqué que 35 des 60 millions seront consacrés à la relance de l’économie régionale. Une première tranche de 20 millions servira à l’appui du plan de reconstruction de la municipalité. Un montant de 10 millions sera offert sous forme d’aide directe aux entreprises et organismes sans but lucratif afin de leur permettre de maintenir leur compétitivité. Enfin, les 5 autres millions iront dans deux fonds administrés localement, l’un dédié à des projets de relance de l’activité commerciale, l’autre pour la construction et la remise en état des infrastructures communautaires.

    Les municipalités canadiennes iront à Washington, probablement au printemps, pour faire du lobbying aux côtés de leurs vis-à-vis américaines en vue d’un resserrement des normes de sécurité dans le transport ferroviaire.

     

    C’est là un des éléments qui se dégagent de la première rencontre de la Coalition municipale transfrontalière pour la sécurité ferroviaire, vendredi, à Montréal.

     

    La Coalition, mise sur pied à l’initiative de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), a ciblé comme priorités l’amélioration des infrastructures et du matériel roulant, le renforcement de la capacité de réponse en cas d’accident ferroviaire et une meilleure coordination des acteurs au dossier.

     

    « Les wagons-citernes peuvent être rendus plus sécuritaires, a notamment fait valoir Peter Nielsen, président de la Maine Municipal Association. Il y a des modifications qui peuvent être apportées aux citernes existantes et que nous pouvons exiger pour les rendre plus sécuritaires en cas d’accident. »

     

    M. Nielsen était parmi les représentants de villes américaines qui se sont joints à la Coalition, en compagnie de leurs collègues de l’UMQ, des élus de municipalités du Nouveau-Brunswick et de la Fédération canadienne des municipalités (FCM).

     

    « Nous avons constaté que nous partageons les mêmes enjeux, a expliqué le président de l’UMQ, Éric Forest. Les voies ferrées traversent presque tous les villages québécois. C’est la même chose ailleurs. Le chemin de fer n’a pas de frontières. »

     

    Le président de la FCM, Claude Dauphin, a précisé que celle-ci fait pression de son côté sur Ottawa pour accroître la divulgation de l’information sur les matières transportées par rail, la consultation des gouvernements municipaux et l’obligation pour les transporteurs de détenir des assurances capables de faire face aux conséquences d’une catastrophe.

     

    « Actuellement, pour les assurances, l’Office des transports utilise le mot « adéquate » mais ne le définit pas. On a vu avec l’expérience de MMA à Lac-Mégantic que, s’ils sont assurés pour, je ne sais pas, 25 millions, ça ne répare même pas les conséquences environnementales pour deux jours », a déploré M. Dauphin. « Il faut trouver un mécanisme pour que ces compagnies soient réellement bien assurées et même qu’il y ait un mécanisme en cas de faillite », a-t-il ajouté.

     

    « Lorsque le pire survient, les contribuables ne doivent pas être pris à payer pour ramasser les dégâts de l’industrie », a renchéri la mairesse de Barrington, en Illinois, Karen Darch.

     

    Les participants à la rencontre s’étaient rendus à Lac-Mégantic la veille pour constater l’état des lieux et prendre connaissance des mesures qui ont dû être déployées à la suite de la catastrophe ferroviaire du 6 juillet qui a fait 47 morts, une visite qui a profondément troublé Peter Nielsen. « J’ai pensé que ç’aurait pu être mon village, dans le Maine, ou que ç’aurait pu être votre village. Tout ce que nous avons vu jeudi aurait pu être évité par une réglementation que nous n’avons pas encore mise en place, ni d’un côté ni de l’autre de notre frontière, mais qui est nécessaire des deux côtés », a-t-il indiqué.













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