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    Produits dangereux - Le nombre d’inspecteurs inchangé depuis 10 ans

    28 novembre 2013 |Marie Vastel | Canada
    Le trafic ferroviaire a grandement augmenté au Canada depuis une dizaine d’années.
    Photo: La Presse canadienne (photo) Jonathan Hayward Le trafic ferroviaire a grandement augmenté au Canada depuis une dizaine d’années.

    Le nombre d’inspecteurs des wagons de train transportant des matières dangereuses au pays n’a pas augmenté depuis dix ans, et ce, malgré la croissance constante de ce type de trafic sur les rails.

     

    Dans la foulée de la tragédie de Lac-Mégantic cet été, le Comité parlementaire des transports a entamé une étude des normes de sécurité imposées par le fédéral. Mercredi, des fonctionnaires du ministère des Transports ont notamment reconnu que 35 inspecteurs sont responsables de vérifier l’état des wagons sur les rails ou chez les manufacturiers. Un autre groupe d’inspecteurs évalue de son côté les trains et leur structure. « C’est toujours resté constant », a avoué Marie-France Dagenais, directrice générale du transport des marchandises dangereuses au ministère.


    Hausse exponentielle

     

    Des propos qui ont fait sourciller le néodémocrate Hoang Mai, car le transport de matières dangereuses augmente chaque année et, selon l’Association de chemins de fer du Canada, on comptait 500 wagons-citernes au pays en 2009 contre 14 000 aujourd’hui. N’aurait-il pas fallu augmenter le nombre d’inspecteurs chargés de surveiller leur bon état ? « On ne compte pas les contenants comme tel. On fait une planification au chapitre du risque », a répondu Mme Dagenais.

     

    Les partis d’opposition ont en outre interrogé les fonctionnaires quant à certains reproches formulés par le vérificateur général dans son rapport déposé mardi. Michael Ferguson a notamment rapporté que les inspecteurs étaient mal formés, mais aussi que seulement 26 % des vérifications des systèmes de gestion de la sécurité, dont doivent se doter les sociétés ferroviaires, ont été menées depuis trois ans.

     

    Pourquoi ? a demandé le libéral David McGuinty. « Selon notre évaluation des risques dans le système, nous estimions à l’époque que le nombre initial de vérifications qui avait été prévu était probablement excessif à ce qui s’avérait nécessaire », a répondu Gerard McDonald, sous-ministre adjoint à la sécurité.


    De nouvelles normes

     

    Wagons DOT-111 toujours autorisés Les fonctionnaires ont par ailleurs annoncé que le gouvernement s’apprête à imposer de nouvelles normes de sécurité aux wagons DOT-111 — comme ceux qui ont explosé à Lac-Mégantic. Mais les changements s’appliqueront aux wagons qui seront construits à l’avenir et les modifications (une coque plus épaisse et des boucliers protecteurs à l’avant) étaient déjà apportées par les manufacturiers depuis quelques années.

     

    Pour ce qui est des DOT-111 moins modernes qui sont en circulation, Ottawa ne prévoit pas encore de les retirer du marché. « Ces wagons circulent partout en Amérique du Nord, alors il serait très difficile pour nous de réglementer un plan pour les retirer unilatéralement », a argué M. McDonald, en précisant qu’Ottawa discute présentement du sujet avec ses homologues américains.

     

    Ces wagons inquiètent les groupes environnementaux, l’opposition politique et le Bureau de la sécurité des transports, qui enquête sur la tragédie de cet été.













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