«Ça a détruit ma carrière, et ma vie»

Congédiée pour inconduite, Sylvie Therrien ne pourra recevoir de prestations d’assurance-emploi.
Photo: Sylvie Therrien Congédiée pour inconduite, Sylvie Therrien ne pourra recevoir de prestations d’assurance-emploi.

Pour un journaliste, c’était une source privilégiée. Pour le gouvernement, c’était plutôt une taupe à attraper. Et Sylvie Therrien s’est fait prendre. La fonctionnaire des services d’intégrité de l’assurance-emploi a été officiellement congédiée cette semaine pour avoir révélé au Devoir l’existence des quotas imposés aux enquêteurs. Elle déplore aujourd’hui le sort réservé aux dénonciateurs.

« J’ai agi pour l’intérêt du public et j’en paie un prix immense, dit-elle. C’est horrible à vivre : pendant, et surtout après parce que personne ne veut donner d’emploi à une dénonciatrice. Ça a détruit ma carrière, et ma vie. »

 

Le verdict est tombé mardi. Emploi et développement social Canada a définitivement révoqué la cote de fiabilité (ou sécurité) de Sylvie Therrien, cote obligatoire pour tout travail appelant la manipulation de « renseignement et de biens protégés ». Fin des opérations. À 53 ans, Mme Therrien se retrouve sans emploi, coupable d’avoir fait part aux médias d’une situation qu’elle jugeait inacceptable.

 

À la fin janvier 2013, c’est Sylvie Therrien qui a transmis au Devoir les premières informations démontrant que les enquêteurs des services d’intégrité sont soumis à des quotas de prestations à couper de l’ordre de 485 000 $ par année. Le montant apparaît noir sur blanc dans le formulaire d’évaluation du travail de ces fonctionnaires. Après avoir nié l’existence des quotas, le gouvernement a reconnu qu’il y avait des « cibles » de réductions. Les informations transmises par Sylvie Therrien étaient en tous points véridiques.

 

L’affaire a fait grand bruit un peu partout au Canada. D’autres sources ont pris le relais, et le dossier de l’assurance-emploi est demeuré chaud tout l’hiver et le printemps. En mars, le gouvernement a lancé une enquête interne pour trouver l’origine des fuites. Employée de la division de l’Ouest de Service Canada (elle demeure à Vancouver), Sylvie Therrien a été épinglée à la mi-mai. Sanction immédiate : suspension sans solde.

 

Elle n’a pas touché de salaire depuis le 13 mai, mis à part des prestations de maladie (pour stress et anxiété) qui venaient à échéance la semaine dernière. Comme elle a été congédiée pour inconduite, Mme Therrien ne pourra recevoir de prestations d’assurance-emploi.

 

Enquête large

 

On lui reproche donc d’avoir violé la Politique de communication du gouvernement du Canada et le Code de conduite du ministère des Ressources humaines. N’étant pas une personne autorisée par le ministère, elle ne pouvait transmettre à un média des informations protégées et pour usage interne seulement.

 

Dans son enquête, Service Canada (son employeur) a notamment calculé le nombre de fois où Sylvie Therrien a visité le site Internet du Devoir. Ses courriels ont été passés au peigne fin. On a fait des recoupements entre des notes qu’elle s’envoyait et des citations qui sont apparues dans le journal, de même qu’avec des questions envoyées par Le Devoir aux représentants médias de Service Canada.

 

La nouvelle de son congédiement n’a pas surpris Sylvie Therrien cette semaine. Elle avait choisi de se dévoiler publiquement cet été (à la CBC), en espérant que ses aveux pourraient permettre de recentrer sa défense sur une question de principe.

 

« J’ai dénoncé l’existence des quotas parce que ce système va à l’encontre de mes valeurs éthiques et de ma conscience, dit-elle en entretien. Avant d’en parler aux médias, j’en ai parlé en interne. Je ne comprenais pas ce qu’on faisait : le but n’était pas de trouver des fraudeurs, c’était d’en créer. On nous forçait à couper, comme si tout prestataire était un voleur et un criminel. Je n’en dormais pas. »

 

Mais parler de ces questions en interne ne l’a pas aidée, dit-elle. « Je suis devenu un paria, une cible », affirme Sylvie Therrien. Dans un message envoyé en mai, une de ses supérieures lui dit : « Je vous ai avertie que vous ne pouvez plus faire de références négatives au gouvernement et à ces programmes. »

 

Dénonciateurs

 

Aujourd’hui, Sylvie Therrien s’interroge. « Le gouvernement a été élu en 2006 en promettant de protéger les dénonciateurs. Mais il n’y a aucune protection dans les faits. »

 

La Loi sur la protection des fonctionnaires divulgateurs d’actes répréhensibles existe bel et bien, mais elle ne s’applique pas à des cas comme celui de Mme Therrien. Le bureau du Commissariat à l’intégrité du secteur public précisait mercredi que la loi protège les fonctionnaires qui contestent à l’intérieur de l’appareil étatique, pas ceux qui communiquent avec les médias. Et il faut que les actes dénoncés soient répréhensibles - essentiellement illégaux - pour se qualifier.

 

Ce qui n’a pas de sens, dit le député néodémocrate Yvon Godin. « On congédie quelqu’un qui a dit la vérité. Il y a des quotas. Ils existent. La seule raison pour laquelle on lui fait perdre son emploi, c’est parce que ça ne plaît pas au gouvernement. » M. Godin dit que les « fonctionnaires ont un devoir de loyauté envers le gouvernement, mais pas au point de mentir ».

 

À partir d’aujourd’hui, c’est l’Alliance de la fonction publique du Canada (dont la présidente, Robyn Benson, a qualifié Sylvie Therrien d’« héroïne ») qui prend le dossier en main pour tenter de faire casser la décision. Mais le processus de contestation sera long - jusqu’à deux ans.

 

Quand on lui demande si elle regrette son geste, Sylvie Therrien hésite avant de répondre. « J’ai vraiment l’impression de vivre en marge de la société depuis que j’ai avoué que c’était moi, dit-elle. Je dirais à n’importe qui d’y penser à deux fois avant de le faire, surtout que je n’ai pas l’impression que ça a changé grand-chose. Mais en même temps, oui, je le referais. Parce qu’il y a des choses inacceptables dans la vie et qu’on doit être capable de les dénoncer. »

 

N’empêche : « Le prix à payer est terriblement élevé. »

79 commentaires
  • simon villeneuve - Inscrit 24 octobre 2013 01 h 47

    voila pourquoi l'endettement public existe .

    Exemple parfait pour demontrer les raisons de l'existence de mauvaises gestions et de la corruption dans l'administration publique.

    La punition est trop importante pour un travailleur et citoyen honnete qui denonce l'abus et les mensonges !

    Bonne chance Mme Sylvie Therrien, vous avez mon plus grand respect.
    Je vous suggere de vous lancer en politique et continuer a dire la verite !

    Svilleneuve

    • Éric Thiffault - Abonné 24 octobre 2013 06 h 44

      je seconde votre commentaire. bon courage.

    • Hélène Thompson - Inscrit 24 octobre 2013 09 h 03

      L'endettement public existe parce que nos gouvernements empruntes à des banques commertiales, donc à intérêt pour offrir des services où les bénéfices en retour sont toujours indirects plutôt que d'emprunter à la banque du Canada sans intérêt comme il y a longtemps.

      Mais vous avez bien raison, c'est ignoble cette situation et ça explique beaucoup de problème qui ne se règle jamais dans la fonction publique.

    • Hélène Riendeau-Marshall - Inscrite 24 octobre 2013 09 h 06

      Oui! Madame Therrien. Une personne intègre et honnête serait la bienvenue en politique fédérale...pensez-y sérieusement.
      Hélène abonnée au Devoir.

    • Guy Bellavance - Inscrit 24 octobre 2013 10 h 26

      Absolument! La politique fédérale a besoin de gens comme vous. Contactez moi.

    • Sylvain Auclair - Abonné 24 octobre 2013 10 h 45

      Madame Thompson,
      Possédez-vous, directement ou nom, des obligations d'épargne du Canada ou du Québec? Je parierais que oui. Vous êtes donc une de ces banques commerciales qui grèvent le budget de l'État.
      Emprunter à la banque centrale, c'est créer de la monnaie, donc de l'inflation. Et les banques centrales exigent aussi des intérêts.

    • Richard Laroche - Inscrit 24 octobre 2013 12 h 50

      C'est avec l'argent des nos impôts que le gouvernement incite (et intimide) les fonctionnaires à maintenir les contribuables dans l'ignorance. Il s'agit là d'un problème de gouvernance: ce sont les citoyens qui sont les ultimes propriétaires du gouvernement. En principe, un propriétaire devrait savoir comment ça se passe dans sa maison.

      Le gouvernement ne devrait jouir d'aucune prérogative à choisir ce qu'il tient confidentiel. C'est au peuple à juger si une information doit être tenue confidentielle ou pas.

    • Hélène Thompson - Inscrit 24 octobre 2013 12 h 51

      M.Auclair, l'inflation n'est pas directement liée à l'emprunt. Il est le résultat de trop d'emprunt, c'est à dire, la création de trop d'argent par rapport au bien et service produit. Donc l'argent vaut moins car il y en a trop dans le système.

      De l'emprunter avec ou sans intérêt ne change strictement rien à la donne de l'inflation. Sauf évidement dans le cas où on emprunte sans compter, c'est d'ailleurs ce qui a motivé ce changement, car les politiciens avaient tandence à faire "tourner la planche à billet" pour se faire élire, c'est à dire faire créer de l'argent pour financer des projets sans respecter la production de bien et services du pays. Celà crée une inflation dans les temps qui suivent, effectivement.

      Au contraire, si nous n'empruntons pas assez, il n'y a plus suffisament d'argent dans le système et c'est la récession. Voilà pourquoi on baisse les taux d'intérêt dans les cas de récession: pour stimuler l'emprunt et rétablir l'équilibre du système.

      Le problème est que c'est un circuit fermé. L'argent est créé pour être à la fin "détruite". La banque "crée" 1 million et lorsqu'il est remboursé, "détuit" ce million et garde les intérêts pour elle. (C'est de l'argent scripturale)

      L'argent qui existe est créé à 100% sous intérêt. Tout l'argent! Donc nous remboursons les intérêts avec de l'argent.... sous intérêt.... Il y a donc une véritable dialectique. C'est aussi pour cette raison que la grosseur du chiffre est sans intérêt et qu'aussi, nous ne ratachons plus l'actif d'une banque à une valeur réelle(avant c'était l'or) . Ce ne sont plus que des chiffres. Qu'ils soit gros ou petit est sans intérêt, l'équilibre entre eux est le seul centre d'intérêt.

    • simon villeneuve - Inscrit 24 octobre 2013 13 h 23

      Mme Thompson:"L'endettement public existe parce que nos gouvernements empruntes à des banques commertiales"

      L'endettement public ne se resume pas seulement a cela !
      Croyez - vous vraiment la corruption n'amene pas de l'endettement public ?
      Regarder la ville de Montreal; avec ses 30% de couts supplementaires pour les infrastructure et a Laval pour la subvention des partis politiques.

      Tout cet argent supplementaire est perdu et pour compenser, doit-etre emprunter pour payer les autres depenses, sinon pourquoi les caisses de retraites sont en si pietres etats, et j'en passe ...

      Svilleneuve

    • Jacques Morissette - Abonné 24 octobre 2013 13 h 51

      La question qui tue:

      Dans les circonstances, je suis tout à fait d'accord avec ceux qui ont de la sympathie pour madame Therrien. Je seconde la proposition de ceux qui invitent mme Therrien à se présenter en politique.

      Sauf que: Les partis politiques sont-ils intéressés d'avoir quelqu'un comme elle dans leur rang? Pourquoi je dis cela? Parce que les partis politiques agissent de la même manière quand ils se sentent trahi par l'un ou l'autre de ses membres, même si c'est à l'encontre d'une prise de position citoyenne, comme l'a fait mme Therrien.

    • Hélène Thompson - Inscrit 24 octobre 2013 15 h 06

      @M.Villeneuve: effectivement, il y a plusieurs causes, la surcharge due à la corruption en est évidement une.

  • LAURENT PRADIES - Inscrit 24 octobre 2013 05 h 00

    Common law

    De toute évidence, peu importe les "affaires", on voit bien qu'ici le "common law" est la magouille et l'absence de sens civique: celui qui dénonce l'abjection est le coupable alors que dans un Etat citoyen, celui qui dénonce la turpitude devrait être un "héros" national et le coupable condamné à "l'ostracisme"... on est loin de l'Athène antique...

  • Jean-Pierre Lusignan - Abonné 24 octobre 2013 06 h 26

    Suivre sa conscience engendre aussi de grands bénéfices personnels, familiaux, sociaux et syndicaux. Attendons!

    Elle a suivi sa conscience et son employeur lui en a rapidement payé un prix. Honte à cet employeur. Honte à nous tous! Ce n'était pas n'importe quel cas de conscience. Imaginez, on s'attaque injustement et férocement à des personnes reconnues comme étant sans voix et sans moyens financiers. Plusieurs d'entre elles se seraient fait, grâce à sa complicité, injustement enlever un aliment, le tout sans qu'on se soit soucié des conséquences directes et indirectes de ce geste administratif. Comment peut-on, au service de l'état et du public, continuer à faire un tel travail ? Comment peut-on demander à un collègue de dévaloriser ainsi son travail public ? Heureusement que son syndicat la défendra. J'espère que son entourage immédiat et son syndicat l'aideront rapidement.

    • Nicole Bernier - Inscrite 24 octobre 2013 12 h 38

      Mais, quand, d'un côté, on a décidé de couper les fonds du Bien-être social au Québec pour les 55 ans et plus et pour les familles avec enfants, et que, de l'autre, le gouvernement québécois a peur de faire payer aux minières les frais de la décontamination, n'est-ce pas le même genre de lâcheté...s'en prendre aux pauvres et donner du "lousse" aux riches....

      Je félicite aussi Madame Therrien et j'espèere qu'aucun journaliste ne viendra s'attribuer le crédit d'avoir diffuser l'information... D'ailleurs, pourquoi Le Devoir ne l'aide pas financièrement à survivre... peut-ëtre vous pourriez organiser une collecte de fonds...

    • Nicole Bernier - Inscrite 24 octobre 2013 12 h 38

      Mais, quand, d'un côté, on a décidé de couper les fonds du Bien-être social au Québec pour les 55 ans et plus et pour les familles avec enfants, et que, de l'autre, le gouvernement québécois a peur de faire payer aux minières les frais de la décontamination, n'est-ce pas le même genre de lâcheté...s'en prendre aux pauvres et donner du "lousse" aux riches....

      Je félicite aussi Madame Therrien et j'espèere qu'aucun journaliste ne viendra s'attribuer le crédit d'avoir diffuser l'information... D'ailleurs, pourquoi Le Devoir ne l'aide pas financièrement à survivre... peut-ëtre vous pourriez organiser une collecte de fonds...

  • Marc Lacroix - Abonné 24 octobre 2013 06 h 58

    Le Canada de Harper !

    M. Harper et ses amis prétendent laver plus blanc que blanc, mais dans les faits on se rend compte qu'il ne reste de son règne — qu'une simple image — d'honnêteté et de bon gestionnaire. Dans les faits, son gouvernement joue tout "en dessous de la couverte", il musèle ses propres ministres, les sénateurs et les fonctionnaires et tous lui doivent la plus entière soumission, ne pensez pas, obéissez ! Les gens ne sont considés que comme des "choses", les chômeurs ne sont que des paresseux, tout comme les fonctionnaires d'ailleurs, le salut est dans le privé (note 1) et que dire des Québécois en général ? Ils ne sont que des Canadiens de seconde zone qui n'ont pas appris à — voter du bon bord — , on les utilise donc comme outil pour diviser l'opposition. C'est pratique des boucs-émissaires, on s'en sert pour focaliser l'attention des électeurs ailleurs que sur nos erreurs... et pendant ce temps on passe des projets de loi "mammouths", on tente de se débarrasser de nos amis qui se sont montrés maladroits lorsqu'ils se sont servis dans l'assiette au beurre...

    Le Canada a déjà été présenté comme — le meilleur pays du monde —, maintenant ne serions-nous — qu'une simple image de ce pays — qui jouissait d'une bonne réputation dans les années 1990 ?

    Note 1: Le dogme du privé n'a pas à être expliqué, c'est une vérité révélée à notre prophète

    • André Michaud - Inscrit 24 octobre 2013 11 h 56

      Pour avoir travaillé 35 comme fonctionnaire provincial, sous divers gouvernements, TOUS obligent L'omerta! Dans leur vocabulaire bureaucratique il appelle cela le "droit de réserve"...(sic)

      Je fus déjà suspendu 2 jours pour avoir été trop transparent avec les citoyens..

    • André Michaud - Inscrit 24 octobre 2013 13 h 26

      Ne croyez surtout pas que cette Omerta a été inventée par M.Harper. Pour avoir travaillé 35 ans dans la fonction publique provinciale je vous assure qu' elle existe autant au fédéral qu'au provincial.

      Les bureaucrates cachent cette omerta sous le vocable hypocrite de "droit de réserve" ...et j'en fus aussi victime pour avoir été trop transaprent auprès des citoyens..

    • François Ricard - Inscrit 24 octobre 2013 13 h 28

      Nous n'avons de "démocrates" que le nom.
      Une gouvernance véritablement démocratique fait une nette différence entre les trois pouvoirs : législatif, exécutif et juridique. Le système britannique est totalement bancal et fait du premier ministre un vrai monarque .Il dirige les législateurs (ses propres députés, à cause de la ligne de parti, ne sont là que pour endosser ses mesures); il supervise l’exécution du tout en nommant ou en dégommant les ministres. De plus, il a une certaine influence, sinon une influence certaine, sur la nomination des juges. C’est en fait un véritable dictateur pour la durée de son mandat.

    • Sylvain Auclair - Abonné 24 octobre 2013 15 h 32

      Monsieur Ricard,

      Votre analyse ne fait que rependre un essai écrit au XVIIIe siècle. Qui est devenu quasiment un évangile pour certains politologues.

      Feriez-vous confiance à un médecin qui citerait un auteur du XVIIIe siècle pour justifier un diagnostic et un traitement?

    • Marc Lacroix - Abonné 24 octobre 2013 17 h 01

      Désolé M. Auclair, mais M. Ricard a raison, notre démocratie est bancale. Votre comparaison avec la médecine ne tient pas, nous ne parlons pas d'une question scientifique, mais d'une question touchant la politique qui justement n'a pas tellement évoluer depuis longtemps et c'est ce qui fait sa faiblesse face à des gens sans scrupules ni éthique.

  • Jean-Robert Primeau - Inscrit 24 octobre 2013 07 h 13

    Déplorable

    C'est ce gouvernment menteur qui devrait être congédié et non cette personne honnête et sincère. En attendant, c'est cette dernière qui va payer de sa quiétude et de sa santé.
    J'espère que tous les partis d'opposition vont tirer à boulets rouges sur le gouvernement. Il faudrait qu'il existe un fonds pour compenser les victimes d'actes citoyens qui nous permettent de découvrir les actes et les intentions réels d'un gouvernement. Autrement, la chape du silence va retomber sur la fonction publique.
    Le gouvernement, de toute évidence veut créer un exemple. Ne le laissons pas gagner.