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    La science en colère

    La manifestation d'Ottawa ne se veut pas un événement isolé. Des scientifiques ont aussi manifesté à Montréal ce lundi.
    Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir La manifestation d'Ottawa ne se veut pas un événement isolé. Des scientifiques ont aussi manifesté à Montréal ce lundi.
    Les scientifiques continuent de dénoncer l’attitude du gouvernement fédéral envers la science. Pour protester, des centaines d’entre eux ont manifesté hier d’un bout à l’autre du Canada, une initiative de l’organisme Evidence for Democracy.

    À Montréal, quelque 250 personnes se sont réunies devant le complexe Guy-Favreau. Sous-financement de la recherche fondamentale au profit de la recherche appliquée, politiques publiques non fondées sur la preuve, fermeture d’infrastructures de recherche et restrictions pour les scientifiques fédéraux qui ne peuvent parler librement aux journalistes sont quelques-unes des doléances des manifestants.

    « Malheureusement, cela se traduit par une perte d’expertise nette dont nous aurions bien besoin », déplore Pierre Gauthier. Le président de la Société canadienne de météorologie et d’océanographie estime que de nombreux collègues ont quitté soit la fonction publique, soit le Canada, à cause de ces contraintes.

    Des représentants du Parti libéral du Canada et du Nouveau Parti démocratique ont également montré leur appui. « L’approche du gouvernement Harper est étroite et inquiétante », a dénoncé le député libéral Marc Garneau.

    À Ottawa, des centaines de scientifiques ont aussi manifesté. Les protestataires massés à proximité de la Tour de la Paix ont expliqué que le gouvernement Harper s'est progressivement donné les moyens pour contrôler ce qu'ils sont autorisés à dire aux médias.

    Ils ont aussi accusé le gouvernement fédéral de vouloir valoriser les intérêts commerciaux dans le domaine de la recherche et de financer des projets susceptibles de rapporter gros.

    D'après un professeur de biologie de l'Université d'Ottawa, Jeremy Kerr, il faut vraiment que la situation soit grave pour qu'un groupe aussi apolitique que la communauté scientifique décide d'exprimer publiquement sa frustration.

    M. Kerr a reproché à M. Harper de s'être laissé obnubiler par des considérations idéologiques qui auraient pris le pas sur les «preuves» et même sur «l'honnêteté».

    Le chef de l'opposition officielle à Ottawa a accordé son soutien aux protestataires. Thomas Mulcair a indiqué que l'utilisation de données scientifiques est nécessaire dans le cadre du processus décisionnel.

    C'est, selon lui, primordial pour assurer la protection du public. M. Mulcair a ajouté qu'en voulant faire taire les scientifiques ou en les renvoyant purement et simplement, Stephen Harper va à l'encontre de l'esprit parlementaire qui doit être axé sur des débats ouverts.
     
     
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