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    Des diplomates sont en grève à Ottawa

    6 juin 2013 14h19 | Marie Vastel | Canada
    Les diplomates canadiens et le gouvernement fédéral en sont à une impasse dans leurs négociations collectives. Résultat: 400 agents du service extérieur, en poste à Ottawa, ont débrayé jeudi après-midi, tandis que leurs collègues déployés dans une douzaine de missions à l’étranger sont aussi en grève.

    Les négociations collectives étaient au beau fixe depuis des mois. Lorsqu’elles ont repris mercredi, à la demande du Conseil du trésor, cela n’aura duré que dix minutes. Le gouvernement conservateur a déposé la même offre que celle proposée à l’été 2011. Le syndicat des agents du service extérieur a immédiatement refusé, a relaté au Devoir Tim Edwards, le président de l’Association professionnelle des agents du service extérieur (APASE).

    Depuis 14h00 jeudi, quelque 400 agents du service extérieur font donc du piquetage devant le ministère des Affaires étrangères. Dans une douzaine de missions, de l’Europe jusqu’à l’Asie en passant par le Moyen-Orient, une centaine d’agents politiques et commerciaux ont aussi débrayé, de même que des agents d’immigration en Chine et en Inde. Les ambassades n’ont pas été choisies au hasard: Stephen Harper sera au Royaume-Uni, en Irlande et en France la semaine prochaine (les trois capitales sont visées par la grève), et le ministre des Affaires étrangères John Baird est attendu en Israël prochainement (où il y aura aussi grève). En coulisses, on affirme toutefois que ce genre de débrayage ne menace pas particulièrement le bon déroulement des visites officielles.

    «Nous avons abouti à une impasse [...] Nous nous concentrons maintenant complètement sur le niveau politique, puisque c’est là que s’est prise la décision», a expliqué M. Edwards, en entretien téléphonique.

    Cette décision d’Ottawa de ne pas bonifier son offre aurait été dictée par le «plus haut niveau politique», a-t-il rapporté, sans vouloir présumer s’il s’agissait du président du Conseil du trésor, Tony Clement, ou du bureau du premier ministre.

    À la veille de la reprise des négociations, M. Clement avait réitéré que ce sont «de bons emplois, des emplois compétitifs, des emplois recherchés». Et il avait averti que les diplomates «ne devraient pas s’attendre à se que j’abandonne si facilement».

    «Si c’est la politique du gouvernement, de ne pas faire d’offre raisonnable afin d’en venir à une entente, alors nous estimons que cela frôle la négociation de mauvaise foi, puisqu’il n’y a pas de réel engagement ou volonté de chercher un compromis», a déploré M. Edwards jeudi.

    Les agents du service extérieur avaient entamé, depuis quelques semaines, des grèves temporaires dans des missions en Afrique. C’est toutefois la première fois que les diplomates quittent, d’un bloc, le quartier général des Affaires étrangères à Ottawa. Et ce, pour une «durée indéterminée», a prévenu M. Edwards.

    Quant aux grèves menées à l’étranger, plutôt que de suspendre les services dans une demi-douzaine d’ambassades ou hauts commissariats à la fois, ce sera maintenant des douzaines qui seront aux prises avec la grève de leurs diplomates, a-t-il annoncé.

    L’APASE réclame des augmentations salariales pour ses membres, afin d’en venir à un salaire égale à ceux d’autres fonctionnaires aux tâches similaires. L’offre de l’employeur, réitérée mercredi, se chiffre de 4000$ à 5000$ en-deçà de la demande présentée par l’APASE. La convention collective est échue depuis juin 2011.
     
     
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