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Industrie Canada veut tirer profit des inventeurs en herbe

Le gouvernement fédéral souhaite exploiter les talents des inventeurs de sous-sol et faire de leurs trouvailles des produits de consommation innovants.


Un récent sondage mené pour le compte d’Industrie Canada révèle que près de 13 % des Canadiens sont, à leurs heures, des « inventeurs privés », qui ont amélioré les biens de consommation ou encore créé de nouveaux produits au cours des trois dernières années.


D’autres études - menées aux États-Unis et ailleurs - ont permis de recenser un nombre semblable d’inventeurs du dimanche, qui sont perçus comme un véritable bassin de talents qui devraient être courtisés par les sociétés de produits de consommation soucieuses d’engranger de nouveaux profits. « Les innovations de consommateurs révélées par des chercheurs à l’étranger couvrent une multitude de secteurs, dont les logiciels, les jeux vidéo, l’équipement sportif et automobile », indique-t-on dans un résumé d’Industrie Canada.


Industrie Canada a versé 80 000 $ à la firme de sondage Ekos Research Associates afin de déterminer le nombre de Canadiens qui travaillent dans l’ombre sur les produits de demain. Ekos a interrogé environ 1000 d’entre eux.


La plupart de ces inventeurs canadiens sont de jeunes hommes détenant un diplôme en science, et ceux qui ont immigré au Canada provenaient principalement des États-Unis ou de l’Asie du Sud-Est. De façon générale, les créateurs travaillaient en solo et pratiquement aucun d’entre eux n’a breveté son invention, en faisant un usage uniquement personnel. « La plupart des consommateurs ont mis au point leurs innovations dans une période de temps relativement courte, soit en moyenne trente heures, et six sur dix ont déboursé de l’argent pour faire développer leur invention », indique le rapport d’Industrie Canada.


Le sondage s’intègre dans un projet plus large visant à encourager le développement de produits à travers les innovations de consommateurs. Le porte-parole Michel Cimpaye a écrit dans un courriel que le ministère avait l’intention de « comparer les résultats canadiens à des sondages semblables menés dans d’autres pays ».

 
 
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