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    Données linguistiques - Prudence, réaffirme Statistique Canada

    La décision controversée du gouvernement conservateur d’abolir le caractère obligatoire du formulaire long de recensement a eu un impact sur l’usage qu’on pourra faire des données linguistiques recueillies par Statistique Canada. L’organisme a dévoilé vendredi une étude où il appelle les utilisateurs à « faire preuve de prudence dans l’interprétation de l’évolution de la situation linguistique entre 2006 et 2011 ».

    Statistique Canada (SC) avait déjà lancé cet appel à la prudence lors du dévoilement des données linguistiques du recensement 2011, en octobre dernier. L’organisme avait alors noté des écarts importants entre certains indicateurs, mais sans bien saisir les tenants et aboutissants de la situation. L’étude a été menée dans les mois suivants, pour répondre aux interrogations.


    L’organisme conclut aujourd’hui que les données linguistiques du dernier recensement sont « de bonne qualité ». Mais en même temps, la nouvelle méthodologie du recensement fait en sorte qu’il serait hasardeux de comparer les données 2011 à celles des recensements antérieurs, indique-t-on.


    Avant 2011, les deux formulaires du recensement (le long et le court) étaient obligatoires. Les questions linguistiques faisaient partie du long. À l’été 2010, les conservateurs ont annoncé que le formulaire long serait désormais rempli sur une base volontaire (et renommé Enquête nationale auprès des ménages). Le formulaire court demeurait pour sa part obligatoire.


    Pour respecter la Loi sur les langues officielles - et calmer une controverse qui a duré tout un été -, Ottawa avait transféré deux questions linguistiques vers le formulaire court. Mais ce faisant, les questions linguistiques ont été posées en 2011 dans un ordre différent, et dans un contexte différent. D’où, pense-t-on, les variations observées.

     

    La langue maternelle


    Statistique Canada indique que les Canadiens ont été moins portés à déclarer une langue maternelle unique autre que le français et l’anglais. Ces résultats sont sous-estimés, indique le document.


    À l’inverse, ils ont été plus nombreux à déclarer plus d’une langue maternelle et plus d’une langue d’usage à la maison, ce qui laisse croire à Statistique Canada que ces résultats sont surestimés (ce qui affecte nécessairement la réelle présence du français). En ce qui concerne la langue parlée le plus souvent à la maison, les résultats montrent que le questionnaire 2011 « tend à produire davantage de réponses multiples », note encore l’organisme.


    Il faudra donc probablement attendre 2016 pour comparer les données de 2011 et mesurer l’évolution de la situation linguistique au Canada.













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