Réforme du Sénat - Les sénateurs conservateurs prennent leurs distances de Bert Brown
« Nous apprenons maintenant que le gouvernement savait depuis le début que ce qu’il affirmait être constitutionnel n’était, en fait, pas constitutionnel. Comment le leader au Sénat peut-il justifier cela ? », a lancé la sénatrice libérale Joan Fraser, jeudi, au Sénat. Mme Fraser réagissait à l’article du Devoir publié lundi dans lequel Bert Brown affirmait que le gouvernement fédéral ne pouvait pas, sans l’accord d’au moins sept provinces, réformer le Sénat comme il l’entend.
M. Brown, qui a été le premier sénateur élu à accéder au Sénat, avait pourtant défendu bec et ongles les sept projets de loi du gouvernement Harper visant à instaurer des élections sénatoriales et à limiter la durée du mandat des sénateurs. En entrevue avec Le Devoir, il a soutenu que ces projets de loi servaient plutôt à faire la pédagogie de la réforme auprès des provinces.
La leader conservatrice au Sénat Marjory LeBreton a tôt fait de prendre ses distances de M. Brown, qui a quitté le Sénat le mois dernier. « Je dois corriger l’honorable sénatrice lorsqu’elle présente l’ex-sénateur Bert Brown comme étant le porte-parole du premier ministre. Le porte-parole du premier ministre sur la réforme du Sénat est le ministre d’État à la réforme démocratique, l’honorable Tim Uppal. Je suis au courant des commentaires de l’ex-sénateur Brown et ils ne reflètent pas de manière fidèle la position du gouvernement. »
Mme LeBreton a indiqué qu’elle « n’a jamais entendu exprimer ce point de vue à propos de la constitutionnalité » de la réforme par M. Brown quand il siégeait à la Chambre haute.







