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Le Canada ne prévoit pas faire campagne pour le siège au Conseil de sécurité

1 mai 2013 15h51 | La Presse canadienne | Canada
Le ministre des Affaires étrangères, John Baird
Photo : Jacques Nadeau - Archives Le Devoir Le ministre des Affaires étrangères, John Baird
Ottawa — Le Canada a d'autres priorités que celle de préparer une nouvelle campagne pour obtenir un siège d'observateur au Conseil de sécurité de l'ONU, a plaidé le ministre des Affaires étrangères, John Baird.

En 2010, le Canada avait essuyé un dur revers, perdant le statut d'observateur — un mandat d'une durée de deux ans — au profit du Portugal et de l'Allemagne. C'était la première fois en 60 ans que le Canada n'obtenait pas un siège pour lequel il avait soumis une candidature.
 
Certains détracteurs avaient attribué la défaite du Canada à sa politique étrangère au Proche-Orient et à son soutien indéfectible à Israël. Le ministre Baird avait plutôt soutenu, à l'époque, que la rebuffade du Canada était liée à son approche inébranlable dans des dossiers comme les droits des homosexuels en Afrique et les droits de la personne en Iran.
 
La prochaine fenêtre pour le Canada aura lieu en 2015, et la campagne pour le siège disponible se fera à l'automne 2014. D'autres sièges seront vacants l'an prochain, mais seuls les pays d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine pourront soumettre leur candidature.
 
Le porte-parole néo-démocrate en matière d'affaires étrangères, Paul Dewar, a demandé pourquoi le Canada ne se préparait-il pas à faire campagne pour le siège en 2014. Le ministre Baird a rétorqué qu'une telle campagne ne pouvait être lancée en quelques mois et que d'autres dossiers exigeaient l'attention du gouvernement.
 
En 2010, le Canada avait retiré sa candidature après le deuxième tour, alors que le Portugal se trouvait loin devant avec une majorité de voix.
 
Le chef du Nouveau Parti démocratique, Thomas Mulcair, a lancé que le Canada avait perdu sa crédibilité auprès des Nations unies. «Nous ne nous sommes pas retirés de la course parce que nous pensions que nous pourrions perdre: nous nous sommes retirés parce que nous savions qu'une humiliation nous attendait», a-t-il soutenu.
 
Quant à Justin Trudeau, nouveau leader du Parti libéral, il a déclaré s'inquiéter du niveau de désengagement du gouvernement conservateur dans les organisations internationales. «Nous avons, traditionnellement et historiquement, joué un rôle très important sur la scène internationale, notamment via les Nations unies», a-t-il indiqué.

Par Stephanie Levitz
 
 
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