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Constitution - Mulcair est critiqué au Canada

1 mai 2013 | Hélène Buzzetti | Canada
Ottawa — Le chef du Nouveau Parti démocratique, Thomas Mulcair, a dû se défendre mardi de faire le jeu des souverainistes en demandant que la lumière soit faite sur le rôle joué par la Cour suprême lors du rapatriement de la Constitution canadienne. Il estime qu’on peut être fédéraliste et s’interroger quand même sur les événements.

« Je n’ai pas de leçon à recevoir de la part de qui que ce soit sur le fait de défendre la place du Québec au sein du Canada », a lancé M. Mulcair en point de presse mardi après avoir rappelé sa participation au camp du Non lors des référendums de 1980 et 1995. M. Mulcair a souligné qu’à Québec, même les chefs fédéralistes Philippe Couillard et François Legault, qui sont « loin d’être des gens qui sont convaincus par la souveraineté », demandent qu’on fasse la lumière sur les allégations contenues dans le livre La bataille de Londres (à savoir que le juge en chef de la Cour suprême de l’époque aurait informé les gouvernements canadien et britannique des délibérations du tribunal).


M. Mulcair répondait ainsi aux critiques formulées par certains chroniqueurs de La Presse canadienne-anglaise, la plus virulente étant celle sous la plume de Jonathan Kay dans le National Post. « Le problème n’est pas seulement que l’engagement de M. Mulcair envers le fédéralisme est aussi mince qu’une feuille de papier », écrit-il. C’est plutôt que son insistance à propos d’un enjeu qui n’intéresse personne hors Québec le fait paraître « plutôt ridicule à tout le monde à l’ouest de la vallée de l’Outaouais et à l’est de Gaspé ». « Il est alarmant que quelqu’un occupant son poste soit à ce point peu à l’écoute de la majorité de la population canadienne. La dernière fois que le Canada a eu un chef de l’opposition officielle aussi coupé, il s’appelait Gilles Duceppe et c’était en 1997. »


Dans l’Ottawa Citizen, Catherine McKenna et Adam Goldenberg (ex-rédacteur de discours de Michael Ignatieff) soutiennent que M. Mulcair agit par opportunisme politique, puisqu’il est facile d’établir un lien entre le Pierre Elliott Trudeau du rapatriement et le fils chef d’aujourd’hui. « M. Mulcair et la première ministre du Québec, Pauline Marois, se sont de toute évidence trouvé une cause commune : en réveillant les morts, ils espèrent enterrer les libéraux. » Le chef libéral, Justin Trudeau, a refusé d’entrer dans la mêlée. « Je ne vais pas utiliser cet enjeu pour critiquer d’autres parlementaires », a-t-il dit.

 
 
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