La capacité de recherche et de sauvetage est menacée, dit le vérificateur général
Ottawa — SOS: les capacités de recherche et de sauvetage des citoyens en détresse sont minées par un manque de personnel et d'appareils, ce qui risque de menacer leur sécurité, avertit le vérificateur général du Canada.
Dans son rapport déposé mardi, il a constaté une pénurie de sauveteurs qualifiés – notamment des coordonnateurs maritimes bilingues – et un manque d'équipement opérationnel: les avions sont vieux et les hélicoptères en nombre insuffisant.
«La pérennité des services de recherche et sauvetage dans les années à venir nous préoccupe énormément», a déclaré le vérificateur Michael Ferguson.
Et bien que l'armée et la Garde côtière interviennent de manière adéquate lorsqu'une opération de sauvetage par air ou par mer est déclenchée, ils auront des problèmes à maintenir leurs opérations dans l'avenir si rien n'est fait, juge-t-il.
Dans son rapport printanier, il relève ainsi que l'Aviation royale manque gravement de pilotes et d'ingénieurs de vol et que la Garde-côtière peine à recruter.
Cette dernière n'a pas les effectifs nécessaires pour ses activités de sauvetage et, depuis 15 ans, éprouve des difficultés à disposer d'un nombre suffisant de coordonnateurs maritimes.
Des difficultés qui pourraient être aggravées par la fermeture annoncée pour cette année du centre de sauvetage bilingue de la ville de Québec. Malgré les pressions du gouvernement pour procéder au transfert des activités de ce centre à Halifax et à Trenton, en Ontario, la Garde côtière a toutefois récemment fait savoir qu'elle ne procéderait pas tant qu'elle ne pourrait trouver du personnel bilingue pour répondre aux appels de détresse. Mais les difficultés de recrutement demeurent.
«Nous avons constaté que la Garde côtière canadienne n'avait pas été en mesure de recruter ni de former un nombre suffisant de coordonnateurs bilingues, ce qui avait retardé la fusion du Centre de sauvetage maritime de Québec et du centre de coordination des opérations de sauvetage de Trenton»", peut-on lire dans le rapport.
M. Ferguson constate toutefois que la Garde côtière a procédé à renouveler sa flotte et à un plan efficace pour l'entretien des ses navires.
Le système d'information qui sert à gérer les activités de recherche et de sauvetage approche par contre le point où il cessera de fonctionner. Et rien n'est prévu pour le remplacer en 2015-2016, s'inquiète le vérificateur. Il redoute des pannes qui pourraient retarder l'arrivée de secours sur les lieux d'un accident.
Une telle panne est survenue en 2009 et a déstabilisé le système.
Sans compter que le système d'information a de telles limites fonctionnelles que les employés doivent utiliser des outils internet gratuits pour avoir l'information nécessaire à prendre des décisions en cas d'accidents.
«Au fédéral, ils doivent régler les difficultés touchant l'équipement, les ressources humaines et la gestion de l'information», conclut le vérificateur.
Par ailleurs, M. Ferguson s'est penché sur la protection des renseignements sensibles du gouvernement, surtout en matière de sécurité, lors de l'octroi de contrats à des entreprises du secteur privé. Il a notamment constaté que la Défense nationale ne possède pas de plan visant à assurer la confidentialité de ses informations protégées et classifiées.
Et même si Revenu Canada a amélioré certaines de ses activités de recouvrement des impôts impayés, elle doit faire encore mieux, considérant que le pays traîne une masse d'impôt non acquittés de 29 milliards $.
Michael Ferguson déplore aussi le manque de collaboration sur le dossier autochtone. Il note que la Commission vérité et réconciliation, mise sur pied par Ottawa, n'obtient pas l'aide du ministère des Affaires autochtones. Cela entrave la création du dossier historique qui doit conserver les traces et les témoignages de tout ce qui s'est passé dans les pensionnats indiens, ainsi que leurs séquelles. La Commission tire à sa fin, et il n'y a toujours pas d'entente sur l'étendue des travaux à réaliser, sur les documents à fournir et sur la période visée par le dossier historique.
Finalement, au sujet de l'assurance-emploi, le vérificateur général croit que le ministère des Ressources humaines doit améliorer ses méthodes pour récupérer les prestations versées en trop. Le système perdrait plus de 100 millions $ par année en raison de fraude.
Dans son rapport déposé mardi, il a constaté une pénurie de sauveteurs qualifiés – notamment des coordonnateurs maritimes bilingues – et un manque d'équipement opérationnel: les avions sont vieux et les hélicoptères en nombre insuffisant.
«La pérennité des services de recherche et sauvetage dans les années à venir nous préoccupe énormément», a déclaré le vérificateur Michael Ferguson.
Et bien que l'armée et la Garde côtière interviennent de manière adéquate lorsqu'une opération de sauvetage par air ou par mer est déclenchée, ils auront des problèmes à maintenir leurs opérations dans l'avenir si rien n'est fait, juge-t-il.
Dans son rapport printanier, il relève ainsi que l'Aviation royale manque gravement de pilotes et d'ingénieurs de vol et que la Garde-côtière peine à recruter.
Cette dernière n'a pas les effectifs nécessaires pour ses activités de sauvetage et, depuis 15 ans, éprouve des difficultés à disposer d'un nombre suffisant de coordonnateurs maritimes.
Des difficultés qui pourraient être aggravées par la fermeture annoncée pour cette année du centre de sauvetage bilingue de la ville de Québec. Malgré les pressions du gouvernement pour procéder au transfert des activités de ce centre à Halifax et à Trenton, en Ontario, la Garde côtière a toutefois récemment fait savoir qu'elle ne procéderait pas tant qu'elle ne pourrait trouver du personnel bilingue pour répondre aux appels de détresse. Mais les difficultés de recrutement demeurent.
«Nous avons constaté que la Garde côtière canadienne n'avait pas été en mesure de recruter ni de former un nombre suffisant de coordonnateurs bilingues, ce qui avait retardé la fusion du Centre de sauvetage maritime de Québec et du centre de coordination des opérations de sauvetage de Trenton»", peut-on lire dans le rapport.
M. Ferguson constate toutefois que la Garde côtière a procédé à renouveler sa flotte et à un plan efficace pour l'entretien des ses navires.
Le système d'information qui sert à gérer les activités de recherche et de sauvetage approche par contre le point où il cessera de fonctionner. Et rien n'est prévu pour le remplacer en 2015-2016, s'inquiète le vérificateur. Il redoute des pannes qui pourraient retarder l'arrivée de secours sur les lieux d'un accident.
Une telle panne est survenue en 2009 et a déstabilisé le système.
Sans compter que le système d'information a de telles limites fonctionnelles que les employés doivent utiliser des outils internet gratuits pour avoir l'information nécessaire à prendre des décisions en cas d'accidents.
«Au fédéral, ils doivent régler les difficultés touchant l'équipement, les ressources humaines et la gestion de l'information», conclut le vérificateur.
Par ailleurs, M. Ferguson s'est penché sur la protection des renseignements sensibles du gouvernement, surtout en matière de sécurité, lors de l'octroi de contrats à des entreprises du secteur privé. Il a notamment constaté que la Défense nationale ne possède pas de plan visant à assurer la confidentialité de ses informations protégées et classifiées.
Et même si Revenu Canada a amélioré certaines de ses activités de recouvrement des impôts impayés, elle doit faire encore mieux, considérant que le pays traîne une masse d'impôt non acquittés de 29 milliards $.
Michael Ferguson déplore aussi le manque de collaboration sur le dossier autochtone. Il note que la Commission vérité et réconciliation, mise sur pied par Ottawa, n'obtient pas l'aide du ministère des Affaires autochtones. Cela entrave la création du dossier historique qui doit conserver les traces et les témoignages de tout ce qui s'est passé dans les pensionnats indiens, ainsi que leurs séquelles. La Commission tire à sa fin, et il n'y a toujours pas d'entente sur l'étendue des travaux à réaliser, sur les documents à fournir et sur la période visée par le dossier historique.
Finalement, au sujet de l'assurance-emploi, le vérificateur général croit que le ministère des Ressources humaines doit améliorer ses méthodes pour récupérer les prestations versées en trop. Le système perdrait plus de 100 millions $ par année en raison de fraude.








