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Travailleurs étrangers temporaires: Ottawa fait marche arrière

29 avril 2013 17h54 | La Presse canadienne | Canada
Ottawa avait annoncé l'entrée en vigueur de deux mesures controversées dans le dossier des travailleurs étrangers temporaires l'an dernier, plaidant qu'elles seraient bénéfiques à l'économie canadienne.
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir Ottawa avait annoncé l'entrée en vigueur de deux mesures controversées dans le dossier des travailleurs étrangers temporaires l'an dernier, plaidant qu'elles seraient bénéfiques à l'économie canadienne.
Ottawa — Le gouvernement fédéral fait marche arrière et revient sur des changements controversés apportés l'an dernier à son programme sur les travailleurs étrangers temporaires.

Ottawa a annoncé lundi que les employeurs n'auraient désormais plus de marge de manoeuvre pour établir les salaires versés aux travailleurs étrangers, mettant fin à ce qui était appelé la règle «des 15 pourcent».

Cette disposition, qui permettait aux entreprises de verser à ces employés un salaire jusqu'à 15 % inférieur à la norme en vigueur au pays, était «inefficace» et «ne sera plus offerte dans le cadre de la nouvelle politique sur les salaires», a indiqué lundi dans un communiqué la ministre des Ressources humaines, Diane Finley.

Le gouvernement met également sur la glace le «processus d'avis relatif au marché du travail accéléré», programme qui permettait à certaines entreprises de recruter facilement des travailleurs de l'étranger.

Réformes

Ottawa avait annoncé l'entrée en vigueur de ces deux mesures l'an dernier, plaidant qu'elles seraient bénéfiques à l'économie canadienne. Mais après que deux entreprises eurent été exclues du programme pour avoir eu recours à ce programme au détriment des travailleurs canadiens, les conservateurs ont promis des réformes.

On a appris le mois dernier que la Banque Royale avait accordé en sous-traitance le soutien technologique, ce qui s'était soldé par des mises à pied de travailleurs canadiens à la RBC alors que le sous-traitant faisait venir des travailleurs étrangers.

«Comme vous le savez déjà certainement, le Canada fait face à une grave pénurie de main-d'œuvre qualifiée, et notre économie en subit les contrecoups», a fait valoir la ministre Finley. «Soyons clairs: il existe un déséquilibre très réel entre les compétences des travailleurs et celles que les employeurs recherchent à l'échelle du pays.»

Ottawa a également précisé lundi que le français et l'anglais seront «les seules langues qui peuvent être désignées comme exigence d'emploi».

Les modifications visent à assurer que des travailleurs étrangers ne soient embauchés que lorsque tous les efforts auront été déployés pour offrir aux Canadiens la priorité sur les postes à combler.

Le nombre de travailleurs étrangers temporaires — dont font partie les personnes embauchées pour les récoltes ou l'industrie touristique, les travailleurs d'usine ou les professionnels hautement qualifiés — est passé de 186 753 en 2001 à environ 446 847 en 2011.

Le nombre de plaintes concernant des Canadiens qui essuient un refus d'embauche parce que l'employeur préfère la main-d'œuvre étrangère serait d'ailleurs en constante augmentation.

Le gouvernement s'est engagé à surveiller les modifications apportées et à étudier d'autres scénarios de modifications dans les prochains mois.
 
 
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