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    Lettre - L’antithèse de la gentilhommerie

    18 avril 2013 |Jean-Pierre Charest - Montréal, le 16 avril 2013 | Canada

    Selon le cardinal John Henry Newman, un gentleman n’est jamais mesquin ou petit, il ne cherche pas à tirer parti d’une situation de façon déloyale et il observe la maxime du sage selon laquelle il convient de se comporter toujours envers un ennemi comme s’il devait un jour devenir un ami.


    Il est affligeant de constater à quel point nos dirigeants nationaux conservateurs, amants de la reine et de l’aristocratie anglaise, agissent en toute impunité à l’encontre de l’élégance, de la magnificence et du savoir-vivre caractéristiques de la gentilhommerie.


    Ces malotrus, que, rappelons-le, seule une faible minorité de Canadiens a portés au pouvoir à la suite de manoeuvres frauduleuses alléguées (les robocalls) et d’une division savamment orchestrée des votes, n’ont jamais hésité à piétiner, à diffamer et à souiller publiquement les Dion et Ignatieff.


    Aujourd’hui, ils ne se gardent même pas une petite gêne pour persifler et humilier Trudeau fils dès le lendemain de son accession à la direction du Parti libéral. Ironie du sort, ils le font alors que celui-ci n’a encore strictement rien fait, donc rien fait encore pour mériter un tel mépris. On est à des années-lumière de l’esprit chevaleresque et du débat d’idées.


    Que les conservateurs ne s’étonnent pas du cynisme des citoyens à leur égard, eux qui le cultivent si effrontément envers leurs adversaires. Mais qu’ils se rassurent, car, pour paraphraser Alexandre Dumas, dans son roman Les 45 : « Votre présence à la tête de l’État nous surit ».



    Jean-Pierre Charest - Montréal, le 16 avril 2013













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