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    La motion contre les avortements sexo-sélectifs ne sera pas votée aux Communes

    28 mars 2013 15h39 |La Presse canadienne | Canada
    La motion M-408 de Mark Warawa était considérée par l'opposition comme une tentative détournée de rouvrir le débat sur l'avortement.
    Photo: La Presse canadienne (photo) Adrian Wyld La motion M-408 de Mark Warawa était considérée par l'opposition comme une tentative détournée de rouvrir le débat sur l'avortement.
    Ottawa — Le caucus pro-vie du Parti conservateur doit essuyer un second revers: la motion condamnant les avortements sexo-sélectifs présentée par le député d'arrière-ban Mark Warawa ne pourra être soumis au vote.

    Le Comité de la procédure a rejeté l'appel de M. Warawa. La veille, les membres issus du gouvernement et de l'opposition de ce comité avaient écouté les arguments du député de Langley, en Colombie-Britannique, sans broncher ni lui poser une seule question.

    Sa motion M-408 condamnait les avortements sélectifs, un phénomène observé dans certains pays où des parents décident de mettre fin à la grossesse parce que le foetus est féminin.

    Cette initiative était considérée par l'opposition comme une tentative détournée de rouvrir le débat sur l'avortement, d'autant que M. Warawa a déposé sa motion tout de suite après l'échec de celle de son collègue Stephen Woodworth, également ouvertement anti-avortement.

    La motion M-312 de M. Woodworth visait à mettre sur pied comité chargé d'étudier à quel moment un foetus devient «un être humain». Elle n'avait pas reçu une majorité d'appuis, mais quelques ministres avaient voté en faveur, dont la ministre de la Condition féminine, Rona Ambrose.

    M. Warawa s'est dit très déçu du refus. Il assure que sa motion n'a rien à voir avec le débat sur la légalité de l'avortement, mais traite plutôt de la discrimination à l'égard des femmes et des filles.

    «J'ai trois options. L'une d'entre elles est de ne rien faire, ce qui n'arrivera pas. Mes deux autres options sont de déposer une nouvelle motion ou un nouveau projet de loi, ou encore de faire appel auprès de la Chambre», a-t-il expliqué.

    Il se donne quelques jours pour prendre sa décision.

    Le président du comité, Joe Preston, n'a fourni aucune explication quant aux raisons de ce refus, ni dans son rapport en ligne ni aux médias qui l'ont pressé de questions après avoir révélé sa décision.

    Mais le néodémocrate Nathan Cullen a été en mesure de fournir quelques pistes.

    Il a affirmé que M-408 avait échoué à deux égards: elle n'était pas de juridiction fédérale, mais provinciale — la santé — et elle se référait à quelque chose qui a déjà été abordé en Chambre, soit l'avortement.

    «Je soupçonne que d'autres députés conservateurs d'arrière-ban tenteront de prendre une autre approche subtile sur le sujet de la liberté de choix des femmes et déposeront une autre motion pour parler du droit à l'avortement au Canada», a-t-il soutenu.

    La décision du comité survient alors que le président de la Chambre doit se pencher sur le droit des députés à prendre la parole pour leur déclaration. M. Warawa s'est plaint de s'être vu interdire de parler alors que c'était pourtant son tour de le faire parce que son parti n'avait pas jugé le sujet «convenable». Plusieurs de ses collègues l'ont appuyé dans sa démarche.












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