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    Des conservateurs pro-vie se disent muselés

    27 mars 2013 |Hélène Buzzetti | Canada
    Le député Mark Warawa, de la Colombie-Britannique, connu pour ses positions et actions antiavortement, a demandé mardi au président de la Chambre d'intervenir car il soutient que ses privilèges de parlementaire ne sont pas respectés.
    Photo: La Presse canadienne (photo) Adrian Wyld Le député Mark Warawa, de la Colombie-Britannique, connu pour ses positions et actions antiavortement, a demandé mardi au président de la Chambre d'intervenir car il soutient que ses privilèges de parlementaire ne sont pas respectés.

    Ottawa — Une mutinerie serait-elle en préparation dans les rangs conservateurs ? Le député d’arrière-ban Mark Warawa a demandé mardi au président de la Chambre des communes de statuer que son parti ne peut l’empêcher de prendre la parole sur le sujet - tabou - de son choix. Il est appuyé par au moins deux autres collègues.


    Mark Warawa est ce député pro-vie de Colombie-Britannique qui désire faire voter la motion M-408 condamnant les avortements dits sexo-sélectifs. Un sous-comité a décidé la semaine dernière que sa motion n’était pas votable, décision qu’il contestera mercredi après-midi.


    Mais M. Warawa en a plus sur le coeur. Il affirme que non seulement sa motion a été écartée le 21 mars, mais que son droit de parole lui a été retiré par son parti : il s’apprêtait ce même jour à faire une déclaration à la Chambre à propos de la motion (lors de la session de 15 minutes précédant chaque période de questions permettant aux élus de parler du sujet de leur choix), mais son parti l’en a empêché à la dernière minute. M. Warawa veut savoir si un parti peut ainsi retirer le droit de parole à un de ses députés ou si ce pouvoir appartient au président de la Chambre.


    « Je crois que mon privilège de député de présenter une Déclaration de député a été transgressé », a déclaré M. Warawa mardi. Il demande au président de déterminer comment ce privilège doit être géré. « Est-il géré de manière telle qu’il peut être retiré à un député ? [À l’heure actuelle], c’est le cas, car je l’ai vécu et d’autres l’ont vécu aussi. »


    Une douzaine de mécontents


    M. Warawa est appuyé par un autre député conservateur pro-vie, Leon Benoit. « Moi aussi, j’ai le sentiment que mon privilège a été transgressé par les membres du parti parce qu’on ne m’autorise pas à parler de certains sujets lors des Déclarations de député », a indiqué M. Benoit. Devant les micros, il a précisé que ce sujet « interdit » est celui de l’avortement et que le veto serait survenu « même dans certains cas que je ne considérerais pas comme un enjeu relié à l’avortement, mais qui est considéré comme tel par le leadership ». Il dit que l’interdiction s’est produite à cinq reprises. Selon lui, une « douzaine » de députés conservateurs partageraient le mécontentement de M. Warawa, dont Brent Rathgeber.


    En outre, CBC rapporte que le gouvernement aurait interdit ses députés de déposer à l’avenir des motions ou projets de loi d’initiative parlementaire traitant d’avortement.


    Le bureau du premier ministre n’a pas voulu confirmer ou infirmer cette information. Le bureau du whip soutient qu’il lui revient de déterminer qui pourra prendre la parole. Du côté néodémocrate et libéral, on soutient ne pas exercer de veto sur les Déclarations de députés. Ceux-ci sont libres, dit-on, de parler du sujet de leur choix.













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