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Nancy Pelosi montre son scepticisme au sujet de Keystone XL

16 mars 2013 | Marie Vastel | Canada
Ottawa — Les conservateurs redoutaient cette semaine de voir Thomas Mulcair partager son opposition à Keystone XL lors de son passage aux États-Unis. Voilà que Nancy Pelosi pourrait leur donner raison d’avoir craint le pire, la démocrate américaine semblant émettre à son tour des doutes sur le projet d’oléoduc.

« Je trouve incroyable que [les défenseurs de Keystone plaident que le projet créerait] des dizaines de milliers d’emplois et réduirait notre dépendance au pétrole étranger. […] Le pétrole est pour exportation et les emplois n’avoisinent même pas ce chiffre », a affirmé jeudi Mme Pelosi, leader de la minorité démocrate à la Chambre des représentants, lors d’une séance d’information avec la presse dont la teneur a été rapportée par le Globe and Mail.


Mme Pelosi a expliqué avoir rencontré des parlementaires canadiens - le chef néodémocrate et quelques-uns de ses députés étaient de passage à Washington mardi et mercredi. Et les « Canadiens ne veulent pas du pipeline dans leur propre pays. Ils veulent que leur pétrole aille vers les marchés d’exportation », a-t-elle argué. Ces propos auraient été ceux de la démocrate, et non du chef du Nouveau parti démocratique canadien, selon une source citée par le Globe et qui a assisté à la rencontre entre les deux politiciens cette semaine.


Dénoncer Mulcair


Cette sortie de Mme Pelosi - qui ne cache plus son scepticisme quant aux avantages qu’offrirait l’oléoduc - survient alors que des ministres conservateurs, notamment Joe Oliver aux Ressources naturelles, ont passé la semaine à dénoncer la visite de M. Mulcair aux États-Unis. Ils accusent le leader néodémocrate d’aller en sol américain nuire à l’intérêt national du Canada en s’opposant publiquement au projet Keystone XL qui transporterait du pétrole albertain jusqu’au Texas.


Le président américain Barack Obama doit prendre une décision sans appel cet été et le gouvernement Harper mène depuis plusieurs semaines une campagne de lobbying pour défendre le bien-fondé du projet, lequel créerait, arguent les conservateurs, des dizaines de milliers d’emplois des deux côtés de la frontière et fournirait aux États-Unis une source d’énergie fiable provenant d’un pays stable.


Les premiers ministres de la Saskatchewan et de l’Alberta, Brad Wall et Alison Redford, ont eux aussi fait le périple jusqu’aux États-Unis pour vendre le projet.

 
 
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