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    Assurance-emploi - Pas de quotas, mais des objectifs, dit Finley

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	La ministre Diane Finley a été forcée de se lever pour répondre au feu roulant de critiques.</div>
    Photo: La Presse canadienne (photo) Adrian Wyld
    La ministre Diane Finley a été forcée de se lever pour répondre au feu roulant de critiques.
    Ottawa — Les fonctionnaires de Service Canada n’ont pas de « quotas » de prestations d’assurance-emploi à éliminer, mais plutôt des « objectifs de rendement », a tenté d’expliquer lundi la ministre des Ressources humaines Diane Finley, accusée à demi-mot par les partis d’opposition aux Communes d’avoir menti dans ce dossier.

    À une douzaine de reprises, la ministre Finley a été forcée de se lever pour répondre au feu roulant de critiques qui lui ont été lancées par les trois partis d’opposition.
     
    En effet, après que la ministre eut nié sans relâche que les fonctionnaires affectés aux enquêtes chez Service Canada se sont vu imposer un quota de réductions des montants versés en prestations d’assurance-emploi, Le Devoir rapportait lundi que c’est bel et bien le cas.
     
    La grille d’évaluation de performance des fonctionnaires du service d’intégrité de Service Canada, dont le journal a obtenu copie, démontre que l’un des objectifs à atteindre est de « réaliser une moyenne de 485 000 $ en économies annuelles ».
     
    « Service Canada indique qu’il n’impose pas de quotas qui entraîneraient des conséquences négatives pour les employés qui ne parviendraient pas à les atteindre », a répété Diane Finley en Chambre, lundi après-midi.
     
    « Il existe plutôt des objectifs de rendement qui aident à protéger les prestations destinées aux personnes sans emploi contre la fraude », a-t-elle expliqué.
     
    Or, pour l’opposition, tout cela est du pareil au même et la ministre ne fait que jouer avec les mots. « Quelle est la différence ? », a demandé le chef libéral par intérim Bob Rae, en notant que Mme Finley n’avait pas répondu lorsque son député Roger Cuzner lui a demandé à la période des questions d’expliquer ce qui distingue « quota » et « objectif ».
     
    « Les conservateurs maîtrisent l’art du demi-mensonge, a chargé à son tour le leader néodémocrate. C’est l’art d’être conservateur. Tu dis le contraire de la vérité jusqu’à tant que tu te fasses pogner puis après, tu dis un demi-mensonge pour essayer de t’extraire », a scandé Thomas Mulcair, accusant la ministre d’avoir induit la Chambre en erreur.
     
    Machine inhumaine

    Tous s’entendent en outre pour dire que, peu importe le terme utilisé, une cible est fixée pour obtenir un résultat. « Ça ne se peut pas des objectifs qui ne veulent rien dire. Des quotas, si c’est là, c’est parce que ça existe et ça pénalise », a soutenu le chef bloquiste Daniel Paillé.
     
    Au Conseil national des chômeurs, le porte-parole Pierre Céré parlait lundi d’un « immense scandale qui provient d’une machine devenue inhumaine ». En liant la réforme de l’assurance-emploi aux nouvelles récentes sur les quotas imposés aux fonctionnaires et les visites à domicile que mènent des inspecteurs, M. Céré a l’impression que « tout chômeur est désormais perçu comme un fraudeur potentiel ».
     
    Le Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi déplore quant à lui « une volonté affichée [par le gouvernement et Service Canada] de ne pas verser de prestations ». Pour la porte-parole Marie-Hélène Arruda, « les quotas entrent clairement » dans une dynamique « d’acharnement » contre les chômeurs. « On peut facilement imaginer que les fonctionnaires soumis à ces quotas vont être plus sévères. Ils vont nécessairement vouloir respecter les directives de l’employeur. »
     
    Selon ce que rapportait Radio-Canada lundi, Service Canada aurait reculé au Nouveau-Brunswick quant au porte-à-porte qu’effectuaient ses inspecteurs pour vérifier l’état des recherches d’emplois des chômeurs de la province.
     
     
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