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    Ottawa dépensera 600 millions de plus que l’an dernier

    26 février 2013 |Hélène Buzzetti | Canada
    Ottawa — La prévision sera désuète dans un mois à peine, quand le ministre des Finances déposera son budget, mais qu’importe : Ottawa prévoit dépenser 252,5 milliards de dollars en 2013-2014, soit 600 millions de plus que l’année précédente.

    Le ministre responsable du Conseil du trésor, Tony Clement, a en effet déposé lundi le Budget principal des dépenses 2013-2014. Ce document, qui arrive chaque année à date fixe, ventile les dépenses prévues du gouvernement fédéral. Comme cette année le budget du ministre Jim Flaherty n’a pas été dévoilé avant (la date prévue du dépôt est le 26 mars prochain), ce document n’est qu’une estimation appelée à changer.


    On y apprend néanmoins qu’Ottawa prévoit dépenser 252,54 milliards de dollars au cours de la prochaine année, soit le deuxième total en importance, après 2010-2011, année où le plan de relance économique et ses milliards battait son plein, que les dépenses prévues avaient atteint des sommets. Cela n’a pas empêché le ministre Tony Clement de présenter ce montant comme la preuve que les mesures d’austérité imposées par l’administration conservatrice portent leurs fruits.


    « Ce budget de dépenses reflète la saine gestion budgétaire de notre gouvernement et notre engagement de rétablir l’équilibre budgétaire, a déclaré M. Clement. Les estimations sont en baisse de 4,9 milliards de dollars par rapport à l’année dernière. Alors nous continuons à faire du progrès. »


    Pour dire une telle chose, le ministre Clement limite son analyse à une partie seulement des dépenses prévues, soit les crédits votés, qui en effet passent de près de 92 à 87 milliards de dollars. Mais il omet de souligner que les postes législatifs (les dépenses découlant de lois adoptées par le Parlement), eux, augmentent d’autant : ils passent de 160 à 165,5 milliards, pour une augmentation nette des dépenses de 600 millions. L’entourage de M. Clement justifie cette nuance par le fait que les crédits votés forment la catégorie de dépenses « sur lesquelles le gouvernement a véritablement un contrôle ». Les autres dépenses fluctuent, notamment en fonction de la croissance démographique, fait-on valoir.

     
     
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