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    Aide canadienne au Mali - Baird refuse un «autre Afghanistan»

    13 février 2013 |Marie Vastel | Canada
    De passage en comité parlementaire, mardi, le ministre des Affaires étrangères, John Baird, n’a pas caché son manque d’optimisme quant à un retour au calme au Mali.
    Photo: La Presse canadienne (photo) Adrian Wyld De passage en comité parlementaire, mardi, le ministre des Affaires étrangères, John Baird, n’a pas caché son manque d’optimisme quant à un retour au calme au Mali.
    Ottawa — La crise au Mali a des airs de déjà-vu pour le Canada, qui refuse d’envoyer ses troupes vers un « autre Afghanistan ». D’autant plus que ceux qui promettent un retour à la démocratie dans le pays africain sont les mêmes qui l’ont renversée il y a un an, a accusé le ministre des Affaires étrangères, John Baird.

    De passage en comité parlementaire, mardi, le chef de la diplomatie canadienne n’a pas caché son manque d’optimisme quant à un retour au calme au Mali. « Nous appuyons la feuille de route », a soutenu le ministre, en citant la promesse du gouvernement de transition de tenir des élections d’ici juillet. « Nous apprécions que ceux qui ont mené le coup militaire aient indiqué qu’ils voulaient retrouver la démocratie. Mais quand ce sont ceux qui ont retiré la démocratie qui veulent la réinstaurer, je crois que nous devons à juste titre être sceptiques », a-t-il toutefois martelé, en promettant néanmoins que le gouvernement contribuerait au développement démocratique du pays.


    Mais le discours du ministre a inquiété la néodémocrate Hélène Laverdière, qui a appelé Ottawa à en faire davantage plutôt que de se croiser les bras, comme le gouvernement semble le faire selon elle. « Si on a des craintes, c’est une raison de plus, avec l’expertise qu’a le Canada, pour être là et aider les Maliens à s’assurer que ce processus [de retour à la démocratie] arrive à terme de façon satisfaisante », a-t-elle réclamé, à sa sortie du comité.


    Or, le gouvernement canadien n’a toujours rien décidé quant à l’aide qu’il versera pour aider au retour au calme dans le pays de l’Ouest africain. La France n’aurait pas encore demandé à Ottawa de lui prêter plus longtemps son C-17, selon M. Baird. Le soutien logistique du Canada aux troupes françaises, d’une durée d’un mois, doit prendre fin vendredi. Pas de décision non plus quant à l’envoi de militaires pour aider à la formation des forces africaines au sein de la mission européenne, ni d’un soutien financier à la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA).


    Pas de combat


    Pour l’instant, Ottawa ne fait que réitérer qu’il est hors de question d’envoyer des troupes canadiennes en zone de combat, et que le gouvernement continuera de plancher sur l’aide humanitaire. « Nous n’allons pas, au claquement d’un doigt, nous engager dans un autre Afghanistan dans cette région », a tranché M. Baird.


    Un rare sujet d’entente entre le ministre et l’ancien diplomate Robert Fowler - qui a été kidnappé au Niger en 2008 par une branche d’Al-Qaïda. Car les deux hommes ont convenu que le conflit malien n’est pas une guerre traditionnelle, avec deux camps qui s’affrontent jusqu’à la victoire. « Il n’y aura pas de moment de « mission accomplie » », a convenu M. Fowler, devant le comité, quelques minutes avant le ministre. Et c’est cette réalité qui préoccupe Ottawa, qui ne veut pas voir se répéter les scénarios de l’Irak et de l’Afghanistan, a expliqué M. Baird.


    M. Fowler a cependant souligné que le Canada « peut faire plus, et doit faire plus pour nos amis Maliens », en envoyant par exemple des forces spéciales ou d’intelligence, sans pour autant envoyer des soldats sur la ligne de front. Et Ottawa doit en faire davantage en terme d’aide humanitaire, a-t-il insisté, en se disant déçu des 13 millions de dollars promis il y a deux semaines - la plus petite contribution parmi les pays du G8. Le ministre de la Coopération internationale Julian Fantino a rétorqué qu’il fallait prendre en compte l’aide versée depuis le long terme.

     
     
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