Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Amis du Devoir
    Connectez-vous

    25 ans après le jugement Morgentaler, le Parlement se fait discret

    29 janvier 2013 |Hélène Buzzetti | Canada

    Ottawa – Il n’y a eu ni fanfare ni trompette sur la colline du Parlement pour souligner le 25e anniversaire du jugement Morgentaler de la Cour suprême du Canada légalisant de facto l’avortement au pays. Tout au plus la ministre de la Condition féminine a-t-elle indiqué que les avortements devraient rester légaux, mais rares.


    C’est en réponse au NPD qui lui demandait pourquoi elle voulait rouvrir le débat sur l’avortement que la ministre Rona Ambrose a été obligée d’afficher ses couleurs. « Je vais emprunter une citation de quelqu’un que j’admire énormément, Hillary Clinton : “Je crois que l’avortement devrait être sécuritaire, légal et rare.”», a-t-elle lancé à la Chambre des communes lundi.


    Mme Ambrose a été vivement critiquée cet automne pour avoir voté en faveur d’une motion d’un collègue conservateur demandant la création d’un comité parlementaire pour étudier quand, au juste, débute la vie humaine. Cette initiative a été présentée par les groupes pro-choix comme une façon de reculer le curseur de la vie avant l’accouchement et ainsi faire de l’avortement un meurtre. Lundi, Mme Ambrose a soutenu à propos de l’avortement que « ceci est un enjeu dont les femmes ne veulent pas débattre ».


    Des doutes


    Même son de cloche de la part du leader du gouvernement en Chambre, Peter Van Loan. Invité à partager sa réflexion sur la question, il a seulement répondu que « le Parlement s’est prononcé, c’est réglé, passons à autre chose ».


    La députée néodémocrate Françoise Boivin n’a pas accordé d’importance à cette profession de foi considérant, dit-elle, que ce sont les troupes conservatrices qui « attaquent, rouvrent, mettent en doute constamment toute la question de l’avortement » par le dépôt de projets de loi ou de motions.


    Il y a 25 ans, la Cour suprême avait invalidé les sections du Code criminel condamnant à deux ans de prison une femme obtenant un avortement non justifié par des raisons médicales, et à la perpétuité celui qui l’effectuait. Le Parlement n’a jamais réussi par la suite à encadrer cette pratique, qui n’est, au Canada, soumise à aucune limite.













    Envoyer
    Fermer
    Les plus populaires


    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.