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    Ottawa pourrait prolonger sa mission au Mali

    Le Canada somme Alger de préciser ses informations sur les présumés assaillants canadiens

    23 janvier 2013 | Marie Vastel | Canada
    Un véhicule militaire français est déchargé du C-17 canadien à Bamako. Comme la Grande-Bretagne et les États-Unis, le Canada soutient la mission au Mali en aidant au transport de matériel.
    Photo : La Presse canadienne/DND-MDN Canada Un véhicule militaire français est déchargé du C-17 canadien à Bamako. Comme la Grande-Bretagne et les États-Unis, le Canada soutient la mission au Mali en aidant au transport de matériel.
    Ottawa — Le Canada pourrait soutenir la mission de la France au Mali plus longtemps et prolonger le prêt de son C-17 aux troupes françaises. Et l’annonce risque de se faire d’ici peu, puisqu’Ottawa avait promis de soutenir la France pendant une semaine… il y a six jours.

    En réponse à une demande de Paris, Ottawa a consenti à dépêcher l’un de ses C-17 Globemaster III afin d’aider au transport d’équipement militaire lourd vers la capitale malienne, Bamako, pour une durée d’une semaine. Mais dès le départ, lors d’un entretien téléphonique mercredi dernier, le président François Hollande a demandé à Stephen Harper de prolonger sa contribution. Requête à laquelle aurait acquiescé Ottawa, rapportait mardi le Globe and Mail.


    « Aucune décision supplémentaire n’a été prise », a rétorqué hier le porte-parole du ministre Baird, Rick Roth. Or le gouvernement devra trancher bientôt, car la mission d’une semaine de l’armée canadienne a débuté jeudi dernier - et doit donc prendre fin aujourd’hui même.


    Mais peu importe le verdict, pas question d’envoyer des troupes canadiennes en zone de combat, a réitéré M. Roth. « Le Canada n’envisage pas, et n’envisagera pas, un rôle de combat canadien au Mali. »


    Si Ottawa refuse encore de préciser si l’un de ses C-17 continuera de faire la navette quotidiennement entre Bamako et le sud de la France, l’ambassadrice malienne à Ottawa, Traoré Ami Diallo, avait présenté le prolongement de la mission canadienne comme un fait accompli, la semaine dernière, au terme d’une rencontre avec M. Baird.


    Impossible aussi de savoir si le Canada augmentera sa contribution pour mettre plus d’un C-17 à la disposition de la France. Une trentaine de membres des Forces canadiennes soutiennent les efforts français lancés le 10 janvier. La Grande-Bretagne et les États-Unis s’en tiennent eux aussi à la fourniture des équipements de transport.


    Le Canada s’est montré frileux par rapport à une intervention de ses forces armées au Mali, notamment parce que la mission en Afghanistan n’a pas encore plié bagage et qu’Ottawa craint de s’embourber dans une nouvelle lutte contre le terrorisme avant même d’en clore une première entamée il y a plus de dix ans.

     

    Des assaillants canadiens


    Le gouvernement canadien se trouve toutefois malgré lui mêlé aux violences qui secouent la région du nord-ouest de l’Afrique, depuis que le premier ministre algérien a avancé lundi qu’il y avait au moins un Canadien parmi les assaillants qui ont attaqué un complexe gazier du sud du pays la semaine dernière. Ottawa attend encore de voir les documents identifiant ces individus, afin d’en confirmer l’authenticité. Le ministre Baird a convoqué l’ambassadeur algérien pour tenter de faire avancer les choses.


    Ottawa doit maintenant répondre de la présence d’insurgés en sol canadien qui mènent leur lutte à l’étranger. Un ancien directeur adjoint aux renseignements du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), Ray Boisvert, a indiqué au réseau CBC cette semaine que la radicalisation était « une tendance croissante » au Canada. Le SCRS a identifié jusqu’à 50 individus qui ont quitté ou tenté de quitter le Canada pour se battre à l’étranger, a expliqué M. Boisvert.


    Le SCRS considère par ailleurs que cette « menace interne » présente un risque de sécurité pour les Canadiens au pays comme à l’étranger, indique un rapport du SCRS dont la CBC a obtenu copie en vertu de la Loi sur l’accès à l’information. Le document cite une liste de régions que le SCRS a à l’oeil, notamment le nord et l’ouest de l’Afrique.

     
     
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