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    Harper écarte l’intervention militaire au Mali

    9 janvier 2013 | Amélie Daoust-Boisvert | Canada
    Stephen Harper en compagnie du président du Bénin Thomas Yayi Boni
    Photo : La Presse canadienne (photo) Sean Kilpatrick Stephen Harper en compagnie du président du Bénin Thomas Yayi Boni

    Stephen Harper rejette l’idée d’une intervention militaire au Mali où un groupe islamiste armé lié à al-Qaïda contrôle le nord du pays.


    Au terme d’une rencontre à Ottawa avec le président de l’Union africaine et président béninois Thomas Yayi Boni, mardi, Stephen Harper a affirmé que la situation malienne est « une grande menace pour l’humanité ». Mais il écarte une « mission militaire directe », privilégiant la voie diplomatique. M. Yayi Boni souhaite, pour sa part, que les forces de l’OTAN, dont le Canada fait partie, se joignent aux troupes africaines.


    Le premier ministre canadien et le président de l’Union africaine semblent interpréter différemment une résolution de décembre du Conseil de sécurité des Nations unies, approuvant un déploiement au Mali d’une force internationale. Celle-ci serait sous commandement africain, poursuivant l’objectif de rétablir la souveraineté malienne.


    Alors que Stephen Harper y voit l’approbation par le Conseil de sécurité de l’intervention d’une « force de sécurité africaine », M. Yayi Boni a indiqué, lors d’un point de presse conjoint des deux hommes, que des « forces extérieures au continent africain » devaient se joindre à cette force internationale. En effet, selon lui, la gravité de la situation commande l’intervention de l’OTAN. « Sur cette base, j’ai attiré l’attention du premier ministre, mon cher ami, que l’OTAN devrait se joindre à nos forces africaines », a-t-il déclaré, ajoutant que les forces africaines « montreront le chemin ». Cette question dépasserait l’Afrique, puisqu’il s’agit de terrorisme. Elle concernerait toute la communauté internationale, a fait valoir le président de l’Union africaine.


    Le premier ministre Harper a réagi à ces propos par un simple sourire.


    Fowler plaide pour l’envoi de soldats canadiens


    L’ancien diplomate canadien Robert Fowler a livré hier, dans une lettre publiée dans le Globe and Mail, un plaidoyer en faveur d’une intervention militaire internationale au Mali.


    La menace est réelle, soutient celui qui a été détenu 130 jours par al-Qaïda au Niger. « Si al-Qaïda parvient à ses fins, même partiellement, cela engendrerait un désastre économique et humanitaire dont les dimensions sont difficiles à imaginer », écrit-il, estimant qu’on a le devoir de prévenir de tels événements.


    L’Europe, les États-Unis et le Canada doivent agir, croit-il, car les Africains ne pourront pas juguler seuls la menace.


    ***
     

    Avec La Presse canadienne

     
     
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