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    Après les F-35, les navires?

    Le programme de construction de navires de soutien est évalué à 2,9 milliards

    7 janvier 2013 | La Presse canadienne | Canada
    Peter MacKay
    Photo : La Presse canadienne (photo) Andrew Vaughan Peter MacKay

    Le programme de construction de navires de soutien de la marine canadienne, longtemps repoussé, devrait faire l’objet d’un examen politique scrupuleux d’ici quelques semaines, dans le cadre de ce qui est sans doute un autre sujet d’embarras pour le gouvernement Harper dans le dossier de l’équipement militaire.


    Le directeur parlementaire du budget s’est penché sur ce programme et devrait publier ses constatations à la suite du retour des députés après la pause des fêtes.


    L’analyse incendiaire du programme des chasseurs F-35 effectuée par Kevin Page a provoqué un brasier politique dont les flammes brûlent toujours.


    Des documents obtenus par La Presse canadienne en vertu de la Loi sur l’accès à l’information offrent désormais un aperçu d’un programme naval problématique qui risque de produire des navires moins polyvalents que prévu.


    Lors de séances d’information offertes en 2011 au ministre de la Défense Peter MacKay et à l’ancien ministre associé de la Défense Julian Fantino, les deux hommes ont pu avoir un premier regard sans équivoque sur les capacités navales dont la marine devrait se passer.


    Le programme des nouveaux navires de soutien, évalué à 2,9 milliards $, vise à remplacer les navires de soutien âgés de près de 45 ans par trois nouveaux bateaux tout d’abord annoncés en 2004, sous l’égide du gouvernement libéral de Paul Martin. L’arrivée au pouvoir des conservateurs a entraîné l’annulation du programme en 2008, les troupes de Stephen Harper affirmant que les offres ne correspondaient pas aux demandes et, sans doute l’aspect le plus important, qu’elles entraînaient des dépenses supérieures au budget prévu.


    Ce qui a suivi, selon une série de rencontres d’information internes, fut un recul important du design des navires, supervisé par de hauts fonctionnaires de la Défense et de la sphère politique.

     

    L’effet du balancier


    Le programme a été relancé en 2010 avec un budget de 2,6 milliards $, mais en tenant compte de l’inflation, d’ici à ce que les navires soient complétés, ils auront fini par coûter plus cher que le budget d’origine. La marine pourra également disposer de deux, peut-être trois navires. Le tout devrait s’étaler jusqu’en 2018.


    Selon les nouveaux plans, les navires transporteront moins d’hélicoptères, disposeront de beaucoup moins d’espace de transport de marchandises et ne pourront pas héberger les quartiers généraux d’une mission interarmées, ou encore un hôpital complet, tel que stipulé dans le premier appel d’offres.


    Pour Alan Williams, un ancien haut responsable de la Défense et un virulent critique du F-35, il semble que la situation prévalant dans le dossier des navires soit l’inverse de celui des chasseurs furtifs, où l’armée n’avait en aucun cas cédé la place à la société civile.


    Selon lui, le balancier pourrait plutôt revenir de l’autre côté, mais il est dangereux que les civils s’impliquent trop dans l’établissement des paramètres de l’équipement militaire. « Cela pourrait être une réaction au fiasco des F-35. Si quelque chose ne fonctionne pas, l’armée peut toujours dire que la faute retombe sur les épaules des civils », affirme-t-il.

     
     
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