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    Idle No More - Des actions qui se multiplient dans le monde

    4 janvier 2013 |La Presse canadienne | Canada
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	Theresa Spence est raccompagnée à sa tente par des visiteurs venus l’encourager dans ses revendications. La chef crie d’Attawapiskat entamait jeudi son 24e jour de grève de la faim.</div>
    Photo: La Presse canadienne (photo) Sean Kilpatrick
    Theresa Spence est raccompagnée à sa tente par des visiteurs venus l’encourager dans ses revendications. La chef crie d’Attawapiskat entamait jeudi son 24e jour de grève de la faim.
    La chef crie Theresa Spence en était jeudi à sa 24e journée de grève de la faim, symbole du mouvement de contestation Idle No More, dont l’ampleur rappelle à certains autochtones la crise d’Oka.

    Cette fois-ci, par contre, pas question de laisser la crise s’enfoncer dans la violence, assurent les acteurs du mouvement.


    Dans la communauté innue de Betsiamites, au sud-ouest de Baie-Comeau, l’Attikamek Herman Niquay prépare depuis des semaines une expédition de plus de 400 kilomètres qui le mènera de Waskaganish à Attawapiskat… en traîneau à chiens.


    L’homme de 41 ans a participé à quelques barricades, « à Restigouche pour soutenir les Micmacs » et, en tant que Warrior, comme avaient été nommés les combattants mohawks alignés de l’autre côté des barricades d’abord dressées contre les policiers, puis contre l’armée canadienne, pendant la crise d’Oka, en 1990.


    À présent, et à l’instar de plusieurs autochtones du Canada, M. Niquay a pris la voie de l’action pacifique. Avec les six malamutes qui tireront son traîneau, il part en expédition le 15 janvier pour « sensibiliser les gens » à la cause de Mme Spence, qu’il a aussi faite sienne.


    La chef crie demande de rencontrer le premier ministre Stephen Harper et le gouverneur général David Johnston afin de faire respecter les droits conférés aux autochtones en vertu des traités signés par le Canada et les Premières Nations. L’ampleur de ses demandes semble cependant laisser les autorités fédérales perplexes.


    M. Harper n’a toujours pas rencontré Mme Spence, qui refuse par ailleurs de rencontrer le ministre des Affaires autochtones, John Duncan, car elle croit qu’il n’a pas le pouvoir de faire changer les choses.


    Au-delà des frontières


    De son côté, le chef de l’Assemblée des Premières Nations, Shawn Atleo, devait rencontrer jeudi plusieurs chefs régionaux pour clarifier les requêtes de Mme Spence dans l’espoir d’en arriver à une entente.


    S’il est vrai que les membres des Premières Nations des quatre coins du pays participent à présent au mouvement Idle No More, il semble également que celui-ci s’étende au-delà des frontières canadiennes. Des manifestations autochtones ont eu lieu au Texas, à Hawaï et en Nouvelle-Zélande ; même l’équipe d’al-Jazira à Washington y a consacré un reportage.


    À Paris, le Français Anthony Schwartzmann organise une manifestation devant la tour Eiffel le 19 janvier.


    « Nous voulons que les Français prennent conscience du triste sort des Premières Nations », résume celui dont la découverte de ses origines mohawk et huronne-wendat a suscité un vif intérêt envers les causes autochtones. « Pour plusieurs Européens, les Premières Nations ont beaucoup plus de droits que les colons qui ont été envoyés en Amérique », croit-il.


    Le mouvement Idle No More a été lancé par quatre femmes : Nina Wilson, Sylvia McAdam, Jessica Gordon et Sheelah McLean. Elles ont profité des discussions à propos du projet de loi C-45 de mise en oeuvre du budget fédéral pour attirer l’attention sur l’impact de cette loi omnibus « non seulement sur les autochtones, mais également sur les territoires, l’eau et tous les citoyens canadiens », lit-on sur le site Web du mouvement.


    Les instigatrices d’Idle No More réclament des actions pacifiques. À présent, plusieurs démonstrations culturelles comme des danses traditionnelles ont été organisées au pays, mais des routes et des lignes ferroviaires ont également été bloquées.


    Jeudi également, le mouvement Idle No More a reçu l’appui d’une quinzaine d’organisations, notamment Amnistie internationale Canada, l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, le Sommet des Premières Nations, Lawyers’ Rights Watch Canada et KAIROS : Initiatives canadiennes oecuméniques pour la justice.

     
     
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