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    Ottawa simplifie l’exportation d’armes en Colombie

    3 janvier 2013 |La Presse canadienne | Canada
    Ottawa — Ottawa a récemment modifié la loi pour que des fabricants canadiens d’armes interdites au pays puissent les exporter en Colombie, l’un des pays les plus violents de la planète. Le gouvernement Harper a discrètement allégé un embargo sur l’exportation d’armes d’assaut vers la Colombie, après avoir modifié la Liste des pays désignés en matière d’armes automatiques.

    Ce changement, entré en vigueur le 13 décembre, permet aux marchands canadiens de vendre des armes automatiques et des chargeurs de grande capacité en Colombie, un pays luttant contre une insurrection vieille d’un demi-siècle. Ces produits sont interdits au Canada. « L’ajout de la Colombie à la liste offre de nouvelles opportunités commerciales en permettant aux résidents du Canada d’explorer et de soumissionner des contrats en Colombie pour des produits contrôlés par la liste », souligne une note du gouvernement, publiée en ligne mardi.


    La nouvelle réglementation impose néanmoins des restrictions sur les permis requis pour l’exportation d’armes, y compris un examen fédéral au cas par cas.


    Ottawa a récemment signé un controversé accord de libre-échange avec la Colombie, qui est critiquée pour ses violations des droits de la personne et son émergence comme l’un des principaux producteurs de cocaïne de la planète.


    La Colombie est toutefois en voie de reléguer son violent héritage aux oubliettes, en devenant un peu plus paisible, tout en développant l’une des économies à la croissance la plus rapide des Amériques.


    Les négociations entourant l’accord de libre-échange entre le gouvernement Harper et la Colombie ont suscité l’opposition de groupes de défense des droits de la personne, mais l’entente a finalement été signée en 2011.


    La Colombie a ainsi rejoint une liste qui comprend les 27 alliés canadiens au sein de l’OTAN, l’Australie, la Finlande, la Nouvelle-Zélande, l’Arabie saoudite, la Suède et le Botswana, où les armes canadiennes interdites au pays peuvent être vendues.


    Malgré sa croissance économique, la Colombie continue de souffrir d’importantes violations des droits de la personne. Par exemple, il s’y tue plus de leaders syndicaux que partout ailleurs sur la planète.

     
     
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