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    L'année vue par... Denis Coderre - «La LNH va perdre des amateurs»

    27 décembre 2012 11h16 | Guillaume Bourgault-Côté | Canada
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	Le prolongement du blocage dans les négociations entre la LNH et le syndicat des joueurs pourrait bien mener à une annulation complète de la saison, comme ce fut le cas en 2004-2005.</div>
    Photo : La Presse canadienne (photo) Ian Barrett
    Le prolongement du blocage dans les négociations entre la LNH et le syndicat des joueurs pourrait bien mener à une annulation complète de la saison, comme ce fut le cas en 2004-2005.
    Consultez notre série «L'année vue par...»
    2012 fut particulièrement chargée en événements et en déclarations de toutes sortes. En guise de bilan, nous avons demandé à quelques acteurs de commenter un moment fort de l’année, parfois de manière décalée. Aujourd’hui, Denis Coderre sur le lockout de la Ligue nationale de hockey. 

    Les amateurs vont finir par s’habituer: depuis l’arrivée de Gary Bettman à la tête de la Ligue nationale de hockey (LNH), en 1993, c’est la troisième fois qu’un conflit de travail paralyse les activités de la ligue.

    Ainsi le sort de la saison 2012-2013 demeure-t-il incertain: pour le moment, tous les matchs ont été annulés jusqu’au 14 janvier — soit plus de 45 % du calendrier régulier. Un règlement dans les prochaines semaines pourrait permettre une saison écourtée comme en 1994-1995 (48 matchs), mais le prolongement du blocage pourrait tout aussi bien mener à une annulation complète de la saison, comme en 2004-2005.
     
    Pour plusieurs, le conflit se résume à une chicane entre milliardaires et millionnaires qui ne s’entendent pas sur un partage de revenus astronomiques. Pour le premier ministre Stephen Harper, il y a péril en la demeure. «Les amateurs sont très frustrés», disait-il la semaine dernière en rappelant qu’une entreprise qui n’offre pas de produit joue avec le feu.
     
    On sait le premier ministre grand partisan de hockey (on devrait d’ailleurs finir par voir bientôt la couleur du livre qu’il prépare depuis des années sur l’histoire de ce sport). Mais il y a au moins un autre grand fan de hockey à la Chambre des communes, le député libéral Denis Coderre — qui commente frénétiquement les matchs sur Twitter. Et pour une fois, il est d’accord avec M. Harper: le conflit doit se régler, dit celui qui annoncera en avril s’il tentera sa chance à la mairie de Montréal.
     
    Pour l’amateur que vous êtes, quel impact a le lockout?

    Il y a manifestement un manque et il est temps que ça finisse. Le hockey fait partie de nos mœurs, de notre identité. C’est notre sport national. Et on en est privés au moment même où on avait l’impression qu’il y avait un vent de renouveau qui soufflait sur le Canadien avec l’arrivée de Marc Bergevin [NDLR : directeur général] et de son équipe. Quelque chose s’en venait après les erreurs de la saison dernière, notamment l’entraîneur unilingue, mais tout est tombé avant même de commencer. C’est frustrant.
     
    Sur le plan économique, c’est sûr que ça enlève un rayonnement à Montréal et aux autres villes de hockey. C’est un conflit qui affecte les commerçants, les gens qui vivent du hockey, beaucoup de monde. On parle de 18 à 20 millions de dollars de pertes par jour à travers la ligue. L’impact est majeur pour tout le monde, mais encore plus dans une ville comme Montréal.
     
    N’y a-t-il pas un risque pour la LNH de s’aliéner définitivement des amateurs?

    Oui. Le respect des partisans est important dans une business comme ça, et on ne le sent pas. C’est sûr que la ligue va perdre des amateurs. Plus ils tergiversent, plus on a l’impression d’une guerre de pouvoir qui implique, comme durant la Révolution française, la bourgeoisie et la monarchie. Et quand on regarde aller Donald Fehr et Gary Bettman [NDLR : les leaders des deux camps concernés], on comprend qu’il y a du Napoléon là-dedans, un combat de coqs improductif. Sauf que, dès que ça va recommencer, à peu près tout le monde va revenir. Parce que c’est le hockey et que, pour plusieurs personnes, c’est comme une religion.
     
    Il y a des effets positifs au conflit?

    Il y a un vide médiatique qui peut être comblé par des gens comme moi ! Ça permet d’ouvrir l’éventail. De parler d’autre chose sur Twitter. Mais je ne vois pas d’autre point positif à tout ça. À part peut-être pour les gens de Québec, qui peuvent pendant quelques mois être sur un pied d’égalité avec Montréal : les deux n’ont pas d’équipe…
     
     
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