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    Marc Garneau ne voit pas son côté «bon gars» comme une faiblesse

    22 décembre 2012 |La Presse canadienne | Canada
    Le candidat à la direction du Parti libéral du Canada Marc Garneau
    Photo: La Presse canadienne (photo) Adrian Wyld Le candidat à la direction du Parti libéral du Canada Marc Garneau
    De toute évidence, Marc Garneau n’accorde pas d’importance au dicton voulant que les bons gars finissent derniers.

    Le candidat à la direction du Parti libéral du Canada (PLC) admet être un bon gars, mais il assure que cela ne l’empêchera pas de résister aux attaques féroces des conservateurs, qui ont eu raison des deux leaders précédents du PLC. « Je suis gentil, a dit M. Garneau lors d’une entrevue accordée à La Presse canadienne. Mais si les gens ne croient pas que je sois aussi capable de mordre, une surprise les attend. Il n’est pas possible de parvenir là où je suis aujourd’hui sans être fort. À l’intérieur, je suis fort. »


    Comme s’il craignait d’être taxé de vantard, le député montréalais a immédiatement ajouté : « Enfin, ce sera aux gens d’en décider […]. Mais je suis content que les gens me trouvent gentil. J’aime être gentil. Les politiciens devraient être gentils aussi souvent que possible. »

     

    Pas de squelette


    Le fait que la gentillesse soit perçue comme une faiblesse en dit long sur le paysage politique actuel au Canada. C’est tout de même le trait de personnalité qui colle à Marc Garneau, un homme érudit à la feuille de route impressionnante. Il a notamment été ingénieur naval, il fut le premier Canadien dans l’espace et a dirigé l’Agence spatiale canadienne.


    Politiquement parlant, l’aspect positif du fait d’être un « bon gars » pourrait être que les conservateurs auront de la difficulté à lui trouver des squelettes dans le placard ou à imaginer des commentaires à utiliser contre lui.


    Selon Marc Garneau, les Canadiens veulent des leaders forts qui sont capables de se faire rassurants en temps de crise et qui mettent en place de bonnes politiques. Il dit correspondre à ce profil, même s’il n’est ni bruyant ni spectaculaire.

     

    Trudeau, le rival


    L’homme de 63 ans reconnaît que le PLC a de gros défis à relever pour percer dans l’Ouest. Ayant siégé pendant deux ans au comité de direction d’une compagnie de sables bitumineux, Marc Garneau dit réaliser que le moteur économique du Canada est maintenant dans l’Ouest. Cette prise de conscience, soutient-il, est la première étape vers une percée dans une région où les libéraux sont peu présents, et ce, depuis des décennies.


    Marc Garneau est vu comme le rival le plus sérieux de Justin Trudeau, la « rock star » des libéraux. Cependant, menacer le candidat vedette du PLC est un objectif ambitieux, même pour un spécialiste des fusées.


    Il s’est malgré tout lancé dans la course à la chefferie, guidé par la même philosophie qui l’a amené à s’envoler dans l’espace. « Je crois profondément que je ne veux pas arriver à la fin de ma vie et regretter quoi que ce soit. Et cela signifie que si je crois solidement en quelque chose, je dois m’y engager », a-t-il dit.

     
     
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