Appels frauduleux: l’employé se dit le bouc émissaire
Michael Sona, cet employé politique du gouvernement de Stephen Harper qui avait démissionné dans la foulée du scandale des appels trompeurs survenus durant les élections de mai 2011, affirme avoir servi de bouc émissaire dans cette affaire, rapporte Radio-Canada. En février, des sources conservatrices anonymes avaient déclaré à la chaîne Sun News que le jeune homme était responsable de ces appels automatisés reçus par des milliers d’électeurs de la circonscription de Guelph, en Ontario, juste avant le scrutin et qui les informaient à tort que leur bureau de vote avait changé d’adresse. Dans une entrevue qui sera diffusée jeudi, il a soutenu que ces allégations étaient fausses et qu’il avait été sacrifié par son propre parti. Selon Radio-Canada, le nom de M. Sona n’apparaît pas sur la liste soumise par le Parti conservateur à Élections Canada, qui désigne les cinq employés de la campagne ayant eu accès à la base de données de la formation avec l’ordinateur utilisé par « Pierre Poutine », le pseudonyme employé par le ou les auteurs de la supercherie.








