Clarté référendaire - Le Bloc nie vouloir piéger le NPD
Le Bloc québécois a présenté un projet de loi visant à abroger la Loi de clarification, adoptée en 2000 sous les libéraux de Jean Chrétien, cinq ans après le second référendum sur la souveraineté.
La démarche est fondée sur la volonté de faire avancer la souveraineté, a justifié M. Paillé en point de presse. L’élection d’un gouvernement péquiste minoritaire à Québec n’est pas non plus étrangère à l’initiative.
L’objectif n’est donc pas de mettre en boîte ses adversaires politiques, a tranché M. Paillé, en ajoutant néanmoins que la fameuse « déclaration de Sherbrooke » du Nouveau Parti démocratique (NPD) n’était qu’une déclaration, et non une loi. Cette déclaration du NPD voulant qu’une majorité simple soit suffisante pour la sécession d’une province avait été interprétée comme une main tendue vers les Québécois lors de son adoption en 2005.
Mercredi, les élus néodémocrates n’ont pas voulu révéler comment ils allaient voter lorsque sera venu le temps de trancher sur le projet de loi bloquiste. Le député d’Acadie-Bathurst Yvon Godin ne semblait cependant pas voir de contradiction entre la déclaration de Sherbrooke et la Loi de la clarté référendaire. Le vote devrait avoir lieu en février 2013.








