Prix à Rona Ambrose: ça se complique
L’organisme semble confirmer l’octroi litigieux, tout en paraissant s’excuser de l’émoi que son choix a causé. « Un des nombreux individus nommés est la ministre Ambrose, en reconnaissance de ses efforts pour faire désigner le 11 octobre Journée internationale des filles », est-il écrit dans cette déclaration diffusée mardi après-midi. « Le Comité national canadien réalise qu’en considérant un détenteur actuel d’une charge publique, d’autres enjeux à l’ordre du jour politique se sont invités dans la discussion. Le Comité national souhaite souligner, toutefois, qu’aucune déclaration publique sur les récipiendaires proposés n’a été faite. » Il a été impossible de se faire expliquer cette déclaration nébuleuse.
Fait à noter, dans sa lettre à Mme Ambrose lui annonçant l’octroi du prix, ONU Femmes Canada le présentait comme étant « le plus prestigieux et l’honneur le plus élevé que notre organisation octroie ». Dans la déclaration de mardi, on rappelle que les nominations pour le prix sont faites « sans consultation avec ONU Femmes ; c’est un prix strictement local ». Mme Ambrose avait été sélectionnée en juin. Depuis, elle s’est mise la communauté féministe à dos en votant pour une motion demandant la réouverture du débat sur l’avortement. C’est Mme Ambrose elle-même qui a annoncé qu’elle recevait ce prix. Jamais ONU Femmes Canada, qui dévoile généralement son lauréat la première semaine d’octobre, n’a fait d’annonce officielle.








