Ontario - Démission-surprise du premier ministre McGuinty
Ottawa – Dalton McGuinty s’apprête-t-il à faire le saut dans l’arène fédérale ? Avec l’annonce-surprise de sa démission de son poste de premier ministre de l’Ontario, M. McGuinty est soudainement libre de se présenter à la course à la direction du Parti libéral fédéral, s’il en fait le choix. Dans ce cas, il disposerait déjà d’une équipe de campagne. Au cours du dernier mois, une simulation de campagne a été préparée pour le persuader de se mesurer à Justin Trudeau, l’un des autres candidats à la direction du Parti libéral du Canada (PLC). M. McGuinty n’a pas encore décidé s’il effectuerait le plongeon, mais certains de ses proches affirment qu’il est vraiment sous pression.
Toronto – Le premier ministre ontarien, Dalton McGuinty, a créé la surprise, lundi, en annonçant qu’il avait prorogé le Parlement et qu’il démissionnait en tant que chef du Parti libéral provincial.
M. McGuinty a fait état de ces deux décisions lors d’une réunion d’urgence du caucus libéral après que son gouvernement eut fait face à une deuxième motion de défiance en lien avec l’annulation de la construction de deux centrales électriques, au coût de plusieurs centaines de millions de dollars.
Selon lui, les chances sont particulièrement minces d’obtenir le gel des salaires de 481 000 employés du secteur public dont son gouvernement minoritaire a besoin pour réduire le déficit de 14,4 milliards de dollars puisque les partis d’opposition y sont opposés. Il a ainsi décidé de suspendre les travaux parlementaires pour favoriser les négociations.
Selon M. McGuinty, la prorogation permettra au gouvernement de découvrir ce que réclament exactement les partis d’opposition pour appuyer le plan libéral. « J’ai rencontré le lieutenant-gouverneur plus tôt aujourd’hui et je lui ai demandé de proroger la Chambre pour que nous puissions poursuivre les discussions et explorer les avenues offertes, d’une façon qui nous libère de la rancoeur qui a, malheureusement, trop souvent empoisonné notre législature ces derniers temps. »
Après 16 ans comme chef libéral et neuf ans à la tête du gouvernement, et surtout après avoir été mis à mal dans le cadre d’une série de scandales impliquant entre autres des véhicules médicaux aériens, M. McGuinty a également déclaré qu’il était temps d’avoir du sang neuf.
Il n’y a pas de successeur évident pour M. McGuinty, mais les noms souvent mentionnés comme candidats potentiels au leadership comprennent celui de la ministre du Logement, Katheleen Wynne, du ministre des Finances, Dwight Duncan, et du ministre de l’Énergie, Chris Bentley.








