France-Québec: François Hollande renoue avec le «ni-ni»
La vieille politique de «non-ingérence, non indifférence» prévaut toujours, selon le président
Paris — La France a officiellement renoué lundi avec sa vieille politique de «non-ingérence, non-indifférence» face au Québec, avec laquelle Nicolas Sarkozy avait rompu avec éclat pour mieux afficher sa farouche opposition à la souveraineté.
Évoquant une formule qui «prévaut toujours», le président François Hollande a refermé cette parenthèse lundi matin en recevant à l'Élysée la première ministre Pauline Marois, arrivée le matin même de Kinshasa où elle a assisté au Sommet de la Francophonie.
À l'issue de l'entretien, le chef de l'État français est allé aux devants des journalistes dans la cour du palais, aux côtés de Mme Marois, un geste assez fréquent chez ce président qui se vante d'être «normal» mais qu'aucun de ses prédécesseurs n'avaient posé dans la même situation. La première question a porté, comme il fallait s'y attendre, sur la politique québécoise de la France et le retour au «ni-ni».
«Vous savez, ça fait 30 ans que cette formule existe. Elle a été portée par tous les gouvernements successivement. Donc, cette formule prévaut encore aujourd'hui. Moi je suis pour la continuité», a répondu le chef de l'État, sans aller jusqu'à prononcer lui-même cette fameuse incantation.
Marois heureuse
La première ministre s'est réjouie de la déclaration du chef de l'État français, qu'elle et son ministre des Relations internationales, Jean-François Lisée, présent à l'Élysée, appelaient de leurs vœux.
«Il a dit qu'il était toujours à nos côtés et que cette relation de solidarité allait se perpétuer», a déclaré Mme Marois.
La rencontre, qualifiée de «cordiale» par la première ministre, a duré environ 50 minutes. Elle aura permis à François Hollande de vanter «l'étroitesse» des relations que la France entretient avec le Québec, des relations marquées par le «partenariat, la fraternité et la solidarité», a-t-il dit.
L'entourage de Pauline Marois affichait sa satisfaction au terme de cette première journée. On se réjouissait surtout de voir que M. Hollande a ajouté à l'idée de «continuité» celle de «solidarité», y voyant presque une nouvelle formule.
«Continuité plus solidarité, le compte est bon», a résumé un membre de la délégation.
Mais le vrai message réside moins dans le retour en grâce très symbolique de la «non-ingérence, non-indifférence» que dans l'accueil très chaleureux que la France de François Hollande réserve à Pauline Marois. Lundi matin, le président est descendu du perron de l'Élysée pour l'accueillir à sa descente de voiture. À cette occasion, pour la première fois dans l'histoire des relations franco-québécoises, un chef d'État français aura fait la bise à un chef de gouvernement québécois.
À Matignon
Mardi, Mme Marois sera reçue à Matignon par son homologue Jean-Marc Ayrault, l'occasion de construire le «nouvel étage» de cette relation, en prévision de la visite qu'effectuera le premier ministre français au Québec au printemps.
En soirée, le délégué général du Québec à Paris, Michel Robitaille, offre un dîner en honneur de Pauline Marois. Le président Hollande aurait demandé à sept des ministres du gouvernement d'y assister. C'est un autre message très fort envoyé au Québec, estime-t-on du côté québécois.
Parmi les sujets abordés pendant l'entretien Hollande-Marois, on note la place de la jeunesse, l'éducation et la culture, l'innovation, l'énergie ou encore l'économie sociale et solidaire, autant de questions sur lesquelles Paris et Québec partagent des «points de vue communs», a assuré le président.
Pauline Marois a par ailleurs confirmé qu'elle avait profité de l'occasion pour expliquer sa «gouvernance souverainiste» à François Hollande.
Évoquant une formule qui «prévaut toujours», le président François Hollande a refermé cette parenthèse lundi matin en recevant à l'Élysée la première ministre Pauline Marois, arrivée le matin même de Kinshasa où elle a assisté au Sommet de la Francophonie.
À l'issue de l'entretien, le chef de l'État français est allé aux devants des journalistes dans la cour du palais, aux côtés de Mme Marois, un geste assez fréquent chez ce président qui se vante d'être «normal» mais qu'aucun de ses prédécesseurs n'avaient posé dans la même situation. La première question a porté, comme il fallait s'y attendre, sur la politique québécoise de la France et le retour au «ni-ni».
«Vous savez, ça fait 30 ans que cette formule existe. Elle a été portée par tous les gouvernements successivement. Donc, cette formule prévaut encore aujourd'hui. Moi je suis pour la continuité», a répondu le chef de l'État, sans aller jusqu'à prononcer lui-même cette fameuse incantation.
Marois heureuse
La première ministre s'est réjouie de la déclaration du chef de l'État français, qu'elle et son ministre des Relations internationales, Jean-François Lisée, présent à l'Élysée, appelaient de leurs vœux.
«Il a dit qu'il était toujours à nos côtés et que cette relation de solidarité allait se perpétuer», a déclaré Mme Marois.
La rencontre, qualifiée de «cordiale» par la première ministre, a duré environ 50 minutes. Elle aura permis à François Hollande de vanter «l'étroitesse» des relations que la France entretient avec le Québec, des relations marquées par le «partenariat, la fraternité et la solidarité», a-t-il dit.
L'entourage de Pauline Marois affichait sa satisfaction au terme de cette première journée. On se réjouissait surtout de voir que M. Hollande a ajouté à l'idée de «continuité» celle de «solidarité», y voyant presque une nouvelle formule.
«Continuité plus solidarité, le compte est bon», a résumé un membre de la délégation.
Mais le vrai message réside moins dans le retour en grâce très symbolique de la «non-ingérence, non-indifférence» que dans l'accueil très chaleureux que la France de François Hollande réserve à Pauline Marois. Lundi matin, le président est descendu du perron de l'Élysée pour l'accueillir à sa descente de voiture. À cette occasion, pour la première fois dans l'histoire des relations franco-québécoises, un chef d'État français aura fait la bise à un chef de gouvernement québécois.
À Matignon
Mardi, Mme Marois sera reçue à Matignon par son homologue Jean-Marc Ayrault, l'occasion de construire le «nouvel étage» de cette relation, en prévision de la visite qu'effectuera le premier ministre français au Québec au printemps.
En soirée, le délégué général du Québec à Paris, Michel Robitaille, offre un dîner en honneur de Pauline Marois. Le président Hollande aurait demandé à sept des ministres du gouvernement d'y assister. C'est un autre message très fort envoyé au Québec, estime-t-on du côté québécois.
Parmi les sujets abordés pendant l'entretien Hollande-Marois, on note la place de la jeunesse, l'éducation et la culture, l'innovation, l'énergie ou encore l'économie sociale et solidaire, autant de questions sur lesquelles Paris et Québec partagent des «points de vue communs», a assuré le président.
Pauline Marois a par ailleurs confirmé qu'elle avait profité de l'occasion pour expliquer sa «gouvernance souverainiste» à François Hollande.








