Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Amis du Devoir
    Connectez-vous

    Les crimes à l’arme à feu coûtent cher aux contribuables

    15 octobre 2012 |La Presse canadienne | Canada
    L’impact financier des crimes impliquant un fusil ou un pistolet s’élève à environ 93 $ par habitant.
    Photo: La Presse canadienne (photo) Jeff McIntosh L’impact financier des crimes impliquant un fusil ou un pistolet s’élève à environ 93 $ par habitant.

    Ottawa – Les crimes impliquant des fusils ou des pistolets coûtent plus de trois milliards de dollars par année aux Canadiens, selon une étude interne du ministère de la Justice, qui pourrait relancer le débat sur le contrôle des armes.


    Le rapport publié récemment comprend tous les crimes commis avec des armes à feu en 2008, et les coûts engendrés par ceux-ci, comme ceux reliés aux services de police, aux procès et même aux frais funéraires.


    Le total s’élève à 3,1 milliards, soit environ 93 $ par habitant, selon l’étude achevée l’année dernière par deux chercheurs du gouvernement fédéral. La majeure partie du total, environ 2,5 milliards, provient de ce qu’on appelle les « coûts intangibles » des victimes, comme les montants reliés à la douleur, à la souffrance et à la perte de vie. Ces coûts ont été calculés à l’aide de facteurs largement acceptés, qui ont été mis en place entre autres par les sociétés d’assurance et les tribunaux.


    Les coûts restants ont été assumés par le système de justice pour 302 millions, par les coûts personnels et par ceux reliés aux soins de santé pour 221 millions et par les coûts des tierces parties pour près de 80 millions.


    La recherche s’est basée sur 8710 incidents au cours desquels une arme à feu avait été utilisée. Chaque incident coûte environ 356 000 $ en moyenne aux contribuables. Le rapport, réalisé par les experts fédéraux Ting Zhang et Yao Qin, a été obtenu par La Presse canadienne en vertu de la loi d’accès à l’information.


    Les experts disent que la recherche est la première du genre à étudier « spécifiquement et de manière détaillée » les coûts des crimes commis avec des armes à feu. L’information sur les coûts, disent-ils, peut aider le gouvernement à définir sa politique. « Par exemple, est-ce qu’un programme qui peut empêcher un vol à main armée est meilleur que celui qui empêche trois agressions ? »


    Une porte-parole de la Coalition pour le contrôle des armes a pris connaissance des nouvelles données, mais elle a noté que le rapport ne tient pas compte de toutes les blessures causées par des armes à feu et des décès, comme les suicides et les tirs accidentels. « Ce sont des données importantes, mais, en se concentrant seulement sur les incidents survenus dans des contextes criminels, les coûts sont sous-estimés, a déclaré la présidente de la coalition, Wendy Cukier. Les suicides et les blessures non intentionnelles représentent une proportion importante des personnes tuées ou blessées chaque année. »


    Mme Cukier a comparé les 3,1 milliards de dollars au montant (3 millions) qu’il en coûterait pour maintenir le registre des armes à feu, qui a été aboli par les conservateurs plus tôt cette année. « Les coûts reliés aux crimes impliquant des armes dépassent de loin les investissements nécessaires dans le contrôle des armes sur une base annuelle », a-t-elle dit.













    Envoyer
    Fermer
    Les plus populaires


    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.